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Bleu Bird/ Kid Koala – Confort Moderne – Poitiers – 31/05/07 - Report et photos


Bleu Bird/ Kid Koala – confort moderne – Poitiers – 31/05/07

Petite chronique du concert de Bleu Bird/ Kid Koala, jeudi 31/05/07
Confort moderne, « lieu d’effervescence culturel » (ndr) poitevin, ce soir, on vient voir Bleu Bird et Kid Koala.
Bleu Bird, inconnu au bataillon…
Kid Koala, le fameux Dj/ turntablist d’origine américaine (résident au Canada), on connaissait déjà, notamment pour le fameux « Drunk Trompet » live ou ses albums et mix tapes signés sur Ninja Tune. On se souvient de ces airs hawaïen ou style New Orléans passés avec souplesse à la MK2. On avait trouvée intéressante, amusante et originale cette idée de joindre à l’avant dernier cd une petite bd et un jeu d’échec de voyage (à découper soit même).
Kid Koala, le Dj à la technique parfaite et tranquille… Si tranquille que parfois, on trouvait certaines longueurs dans les cds… si bien qu’on en oubliait que les dix doigts d’un Dj sont entrain de s’affoler sur les platines…

9h30, ça y est, une voix annonce que le concert de Bleu Bird a commencé, on rentre. Le MC est déjà à fond, les basses résonnent, on s’approche et on écoute. Première impression, l’instrumental est un peu dirty mais bon, le flow est étrange… En fait difficile de parler de flow. Sans être négatif, on parlera de diarrhée verbale. L’ovni Bleu Bird débite son texte au kilomètre sans se soucier du rythme qui l’accompagne, au début, ça surprend un peu. Et puis au fur et à mesure, on se rend compte, lors de ses grands soliloques entre deux morceaux, qu’il tient autant du slameur que du mc. On ne comprend pas tous aux paroles du Canadien mais à priori, il est plutôt du genre engagé.
En tous cas, il ne manque pas d’humour, notamment quand il prendra le téléphone portable d’une personne du public qui recevait un appel pour dire : « Maman ! Mais où as-tu trouvé le moyen de me joindre ! » ou encore lorsqu’il nous expliquera que sa mère lui dît un jour : « Mon fils, si tu passais autant de temps à écrire tes textes qu’à travailler, tu aurais pu devenir médecin ».
Pour l’anecdote, le Dj qui l’accompagnait était en fait un lecteur cd portable…original. En bref, un show assez surprenant mais révisez bien votre anglais pour saisir toute la dimension du phénomène.

10h15, 10h30 ? Nouvelle annonce, le concert de Kid Koala va commencer. On rentre, on s’approche autant qu’on peut, la salle est cette fois presque pleine. Le matos est là, à première vue, il roule en Technics et Rane.
Quelques instants d’attente et le voilà. Le Dj à la tête d’enfant éternel apparaît, le public l’accueil à grand coups d’applaudissements, mais contrairement aux vidéos que l’on a déjà pu voir, il ne sourit pas, l’air tellement sérieux que le silence tombe, l’ambiance en devient presque religieuse. Alors il s’approche de ses platines, esquisse un mouvement de va et vient sur son disque, un son scratchi en ressort et soudain, le bout de ses lèvres rejoignent le bout de ses oreilles, un sourire juvénile se dessine, le show peut commencer…
Et il faut bien parler de Show avec un grand S. Peu habitués aux démonstrations de techniques débridées du grand Kid, nos oreilles, nos yeux et mes à prioris en ont pris un sacré coup. En réalité, nous avons eu le droit à un mixtablized de 1h30. Pass pass, beat juggling, scratches sauce Kid Koala, tous les standards du turntablism y sont passés mais le but n’était pas de nous faire une démonstration féroce de son habileté mais plutôt de mettre ses platines au service de la musique.
Car Eric San, de son vrai nom, est aussi un génialissime mixeur. Et sa technique mise au service de sa musicalité donne un résultat assez explosif. Enchaînant morceaux de pur blues avec du hip hop pour arriver à des sonorités jazzy agrémentées de riffs de guitare, d’un morceaux genre « Muddy waters » à un A Tribe Called Quest suivi d’un Björk, avec entre les trois un morceau de Dj Shadow le Kid à défié la loi des genres pour créer un tout étonnamment cohérent. Pour l’ordre, je ne me souviens plus vraiment mais c’est pas étonnant. Le site de Ninja Tune annonçait un mix de 90 minutes avec environs 100 morceaux…Du coup, je ne regrette vraiment pas 2many dj’s qui passait le même soir.
Décidé à nous surprendre mais après nous avoir prévenus que le son allait devenir un peu plus « lourd », il s’est amusé à nous balancer des morceaux carrément heavy métal qui m’auraient habituellement donné un peu d’urticaire mais là, c’était simplement jouissif. Surtout lorsqu’il mélangera ce style à de la Drum’n Bass agrémenté de srcatchs… pfff... encore, si il avait pas enchaîné sur «fuck u i won’t do what you tell me»» de RATM, j’aurais pas frôlé la crise cardiaque mais là… j’en étais proche.
Comme autre moment mémorable, on retiendra en particulier ce passage énorme où il a mixé en même temps un vocal de A Tribe Called Quest avec… Abesses des Frenchy de Birdy Nam Nam… si si…je vous assure, j’y étais. Pour terminer cette petite chronique, je dirais simplement que le concert fût mémorable. Un moment funky, hip-hop old school, rock, jazzy et plus encore avec la pointe de créativité du Dj qui pourrait réellement faire aimer le hip hop à votre mère. Ah oui, car j’oubliais, le concert faisait suite à la sortie de son dernier album, « Your Mom’s Favorite DJ » qui malheureusement n’a pas grand-chose à voir avec le live.


Article et photos par Vincent pour electrochoc.
Vous pouvez voir quelques photos en cliquant ici, pour patienter, d'autres arrivent.

Soirée F.I.S.E à la Villa Rouge Para One/ Scratch Massive Montpellier le 18.05.07

Le Patron parti aux Nuits Sonores (Lyon), et en attendant son alléchant report, j’en profite pour faire le report de la soirée de vendredi, Para One et Ivan Smagghe à la Villa Rouge.

Tous les ans, se déroule à la Villa Rouge le festival du Printemps Rouge. Chaque année on peut voir quelques stars de la musique électronique débouler dans LE club gay Montpelliérain. Pour l’anecdote, cette année le festival tombait en même temps que le F.I.S.E, le festival international de sport extrême, et donc la soirée a profité des mêmes sponsors, d’où le nom de la soirée.

En arrivant, on apprend que Ivan Smagghe, sera remplacé par le Maud & Seb de Scratch Massive. Je m’attendais à m’ennuyer en début de soirée, en attendant Para, et quand j’ai vu que l’affiche avait changé, j’ai eu un regain d’espoir. Hélas, le set des Scratch Massive était pour moi aussi plat... qu’un champ de poireaux. C’est très subjectif, soit, et je m’attarderai pas une ligne de plus.

Ce furent les 4h les plus longues de toute mon histoire. Et puis Para One arriva. Je ne me lasse jamais de son live, mais je dois dire que là il s’est vraiment surpassé. Excellente prestation. Le live valait vraiment l’attente, l’excellentissime Para One fut l’incarnation du Sauveur de la soirée.



Electron Festival 4 - GENEVE - 5 au 8 Avril 2007


Une partie motivée du crew electrochoc s'est rendue en Suisse du 5 au 8 Avril. L'autre autre pays du fromage présentait à Genève le festival Electron 4. Tout ceci se déroulait autour de l'Usine avec pas moins de 7 salles pour nous offrir ce qui se fait de meilleur tous styles confondus.
L'arabesque et le KBAR à l'Artamis, sorte de friche artistique post apocalyptique. L'Usine elle même avec ses deux étages appelés ZOO et KAB. Le magnifique Bâtiment des Forces Motrices (BFM) et enfin le Moulin à Danses (MàD). Voilà ce qui allait être notre terrain de jeu pour 3 soirées.
Pour l'occasion de nombreux artistes Suisses avaient invité des stars de la scène internationale à créer avec eux des lives uniques dans le cadre du Projet Eprouvette.
Il était évidemment impossible de tout voir et il sera difficile de tout raconter, mais voici à peu près ce que nous retiendrons de ce festival.

Jeudi 05.

On commence par visiter la salle trance, sans faire expres. C'est joli, c'est fluo, mais c'est psytrance-goa.
Après l'apéro devant Kid Rolex au KAB et un live de The John Venture que je trouve fort sympathique, ce sont les Québécois de Omnikrom qui nous réveillent et sonnent le vrai début des hostilités. Leur énergie est énorme, le public suisse était conquis d'avance et nous ne sommes pas déçus, ça balance vraiment même si la "barrière de la langue" devient rapidement fatigante.
Ensuite après un passage plus que bref au ZOO pour voir Plastique de rêve nous nous installons solidement face à la scène où va jouer le Klub des Loosers. On pensait connaître le live par coeur mais il est toujours surprenant de voir arriver un Fuzzati Noir. Le Jouage accompagnera tout le concert (excellent) et on aura même le plaisir de voir débarquer un James Delleck survolté pour un titre qui se finira en pogo/slam/furie.
Sascha Funke ne parvient pas à nous captiver (saloperie de minimale) et c'est de El-P que vient la grosse surprise. Ok je manque de culture et je n'avais pas fait le raprochement avec Company Flow. Ok j'ai pris ma tarte, légende du hip-hop. A nos côtés les yeux de Le Jouage et de James Delleck brillent. Ceci étant fait on monte voir Ellen Allien histoire de rigoler et ce n'est pourtant pas ce qui se produit, l'Allemande joue de la très bonne musique, exit l'ambiant à 3h du matin et nous réconcilie un peu avec elle.
Mais pas le temps de s'arréter là, le live que j'attendais le plus ce soir là va commencer. Les suisses de Reverse Engineering désormais signés sur Jarring Effects avaient invité celui que l'on avait déjà pu voir à leurs côtés à Elektro Circus il y a quelques années : Blum Rum 13. Mais pour définitivment enfoncer le clou ils lui avaient adjoint M. Sayyid d'anti-pop consortium. Vous n'étiez pas là, désolé. Sayyid est un tueur sur scène et Blu Rum est toujours mon chouchou qui met tout le monde d'accord. Best Choice for 2007. Les deux MC sont parfaits sur l'abstract hors du commun des types de Reverse. Après ça la petite déception de la soirée, Mr Oizo vs Kavinsky. Ok c'est carrément bandant de voir Oizo en vrai et on a envie d'aller le prendre dans ses bras, mais c'est un DJ Set d'une part, le son a l'air de déconner à ce moment là d'autre part et puis bon ... ça n'est pas aussi terrible que ce que j'attendais. Pour terminer nous prenons le chemin inverse du reste du public et nous allons voir Switch au lieu de Vitalic (une heure de queue à l'entrée de la salle de toute façon). La sélection du DJ est à la hauteur de ses prods, enchaînement de grosses bombes pour faire plier les genoux, efficace même si la technique ne suit pas forcément, nous pouvons aller nous coucher heureux et prêts à affronter le lendemain.

Vendredi 06.

Déjà là ça commence mal, on déconne tous sur les appareils photos, donc comme vous le verrez dans la galerie, il n'y a aucune preuve ou souvenir en images de cette soirée, il va falloir me croire.

Le BFM annonce de la minimale mais on décide quand même d'aller le visiter vu que ça n'a pas été fait la veille. Grand bien nous fasse, le mix & live carrément techno de Dachshund & Daria nous ravit et dégourdit tout le corps. La salle est sublime, la musique énergique, les bras sont recouverts de fluo qui brille et pour ne rien gâcher la DJette est charmante. Parfait. Derrière ça le live unique de Zombie Nation and Mr Flazh and Cosmokolor est bien sympa, le zombie mène la danse et retrouve son sens du dancefloor. Avant John Lord Fonda il faut éviter Mad Professor parce que non on aime pas le Dub non plus. Ca commence à faire pas mal vous avez noté ? Trance, Minimale, Dub ... on est des vénèrs je crois.
Quand le Lord commence je suis surpris, je ne me rappellais pas d'un live d'une telle puissance, c'est vraiment bon et je demande qu'à le revoir, encore et encore. Petit passage drum avec Loccomotion vs Klute puis bien obligés par nos amis teuffers on va faire un tour dans la salle où joue 69db, c'est efficace et bondé mais on n'est pas venus en Suisse pour la jouer Free Party. Zap. A l'arabesque Mr Connard joue une musique de connard, on lui dit et on s'en va. La fin du live de Rother est complètement poireau comme on pouvait s'y attendre (ndlr : poireau, nm : minimale chiante qui donne envie de se pendre).

Pour bien montrer qui est le patron, au KAB, Zinc prend les platines et explique brutalement la Drum à tout le monde. Sans rire, c'est scotchant. En alternance, à l'étage de l'Usine, le live de Terence Fixmer et de Mimetic et surprenant, machines + batterie, plutôt Dark et efficace. Re petit tour pour voir Crystal Distortion survolté démonter la salle Hardtech. Et arrive le dernier artiste. Boys Noize. Ok je l'avais déjà vu, ok je connais la qualité de ses prods, ok j'avais le cerveau un peu fatigué. Mais peu importe. J'ai fini à genoux avec deux larmes aux deux yeux. Une démonstration de force, des tracks et des remixs venus d'un autre monde enchaînés avec une dextérité incroyable. Ma préférence sur ce festival. Quel age ? 24 ans ?
Ah ouais.

Samedi 07

C'est très dur de rejoindre Genève une troisième fois. Les bords du lac d'Annecy nous ont bien achevés, mais pour supporter la copine Flore nous sommes prêts à tout. On arrive juste à l'heure d'ailleurs, apéro rapide et la superstar breakbeat djette qu'on préfère attaque. La salle est vide, c'est triste mais ça ne dure pas plus d'un ou deux morceau, les vrais savent retrouver leur chemin et ça se remplit super vite. Comme d'hab Flore soigne son public, drum, break, electro, tech, tout y passe et avec son sourire et sa joie d'être derrière les platines que demander de plus ?
On est clairement achevés et en plus on porte un pass bakstage ce jour là, on va donc sélectionner très attentivement les artistes à qui donner notre énergie et passer pas mal de temps assis sur scène à prendre des photos ou carrément dans les canaps derrière à boire des coups.
Alors que les gens attendent Para One c'est Simone elle est bonne qui débarque au Zoo toute fluo avec son guitariste. Malgré sa jeune carrière elle n'est pas du tout impressionnée et son live est plus que bon, entrecoupé de provocations diverses et de moqueries, tout le monde y a droit, même les gens de Ed Banger qui vont jouer après et qui ne le prennent pas forcément bien apprendra-on plus tard.
Para One amorce et son live est toujours aussi bon mais on doit avouer qu'on l'a un peu trop vu. Il est donc l'heure d'aller se faire gifler par les machines de guerres que sont les Scratch Perverts .. Ah oui les gars qui mataient les sneakers sur le net en backstage tout à l'heure ils scratchent comme ça ? J'ai perdu deux dents et j'en ai oublié d'aller voir Otto Von Schirach. On photographie et suit avec attention Surkin (ah mais vous êtes partout en fait ) qui s'est acheté un macbook noir, et on finit tant bien que mal avec Feadz puis Busy P puis Feadz + Busy P. Il est plus de 7h du matin et déjà nous sommes certains que nous ne viendrons pas le Dimanche pour la soirée de clôture.

Bilan : un très bon festival qui nous a ravi par son éclectisme. Un accueil suisse parfait. Des lieux vraiment intéressants en bord de Rhône. On reviendra pour sûr, surtout si le nombre d'artistes programmés continue à augmenter de façon si exponentielle.
Merci à tous les orgas pour leurs sourires et à Hedi qui sait vraiment recevoir les gens du sud de la France.

Et comme vous le savez, on plaisante pas chez electrochoc. 181 photos triées dans les 550 du week end. Ouais. Heureusement qu'on a foiré le plan photo sur une soirée.
Tout ça dans une galerie dédiée, clique vite.

L'electroboum electrochoc - Avignon sous les bombes - 31.03.2007


l'electroboum
clique clique


Le 31 Mars 2007
Avignon.
Première intervention publique des inquisiteurs electrochoc.

10H - Réunion secrète pour installer le matériel. L'équipe est motivée, remontée, organisée, fin prête pour l'événement tant attendu.

11H - Bon en fait on a pas de table pas de tréteaux, pas de câbles, on va re-boire un café.

11H30 - 12H30 - Le matériel est fin prêt. installé, les ballons gonflés, la salle du Koala Bar disposée pour accueillir la foule.

12H30 - 13H00 - Apéro. Ca va on va pas non plus se dessécher, on a même mangé un bout hé.

13H30 - Tout le monde est déguisé, on a soudain conscience de l'ampleur des dégâts que les années on fait sur nous. Si je vous jure regardez les photos, c'est pas permis d'avoir l'air aussi cons un samedi après midi. On est pas peu fiers de nous, on se dit que quand même on forme une "belle bande de connards". Ouais si c'est comme ça qu'on dit entre nous.

14H - On allume le son. Comme prévu. Et comme on aurait pu s'en douter même après l'avoir rappelé 150 fois, personne n'est au rendez-vous à l'heure. Supposons que vous avez eu peur de vomir trop tôt. On enchaîne des tubes oubliés et des daubes bien connues, le genre qu'on adore tous sans oser le dire, ça nous fait marrer. Bon vu qu'il y a personne à part nous , surdéguisés, les ballons au sol et les oldies français glauques donnent un peu à tout ça des allures de fin de boum de nos 14 ans, le genre loosé tu te souviens ou personne danse.

15H - 16H - Petit à petit des gens arrivent, le punch nous échauffe l'esprit, la salle est très loin d'être pleine et on s'inquiète même un peu, une partie du groupe part flyer en ville, déguisés. Si vous êtes une mère de famille et que vos enfants les ont croisés, pardon. On fait les pitres dehors, on fait rentrer quelques personnes, on en effraie pas mal d'autres. Le goûter est sur le bar et certains entrent même presque forcés pour déguster un bout de cake avant de repartir, ou de rester jusqu'au matin.

17H --- 1H - Il y a un moment que je ne situe pas trop où je cesse de regarder l'heure. Car pour effacer toutes nos craintes d'un coup, les gens arrivent tous en même temps. A l'heure normale de l'apéro. Et sans qu'on détermine vraiment l'évolution du truc, le Koala est à ras bord de gens motivés, déguisés, colorés, souriants, dansants, criants, hurlant même parfois, le bar tourne comme un avion et ça chauffe dur.
pko balance des trucs bien nazes de sa collec perso entre vieux tubes à chanter et génériques de dessins animés jusqu'à des morceaux face auxquels on se cache les yeux quand ils sont joués au mariage de sa cousine Jacqueline.
Puis on laisse la place à notre invitée de marque, Cristel Dutorchon, la reine incontestée des boums du monde entier qui nous gratifie comme toujours du set parfait pour ce genre d'occasions.

Le Koala est vraiment plein comme un oeuf ensuite, comme on l'espérait. Par contre comme on le craignait, le limiteur nous joue des tours et le niveau sonore devient la plupart du temps dangereusement bas. C'est ennuyeux pour une boum ouais on le sait et on en est vraiment super désolés. Vive la loi Française là dessus. Ceci dit ça donne lieu à des scènes comiques jamais vues où le DJ renvoie la sauce tout en faisant signe aux gens de se taire pour pas faire péter le niveau.
On tâche d'expliquer aux gens un peu surpris de voir le son si bas et la la plupart de ceux qui sont pas encore trop torché comprend. On est surtout heureux que ça entame pas un poil de l'ambiance de la soirée et de la joie des gens. Personne n'a l'air mécontent et c'est le principal. On décore tout le monde avec des bracelets lumineux, on maquille ceux qui n'étaient pas arrivés déguisés, on discute un peu avec chacun, et ce que chez nous on appelle le CRUNK s'installe dans chaque recoin. L'ambiance est ... electrochoc, comme à la maison.

Les Djs se succèdent tranquillement aux platines, Akira, quelques electrons libres, Chris "mounir" Hexal, la Moustahe Ninja, Straaatch aka Crève la chatte et même monsieur Matsa qui vient nous faire une petite visite.
Jusqu'à la dernière seconde le Koala est au bord de l'explosion, le barman appelle du renfort tout au long de la soirée pour ne pas laisser nos invités se dessécher et il faut forcer tout le monde à sortir quand l'heure est venue.

Autour de 1h30 -
Nous arrivons tous au Privé dans le Patio déjà mis en l'air par Akira et ses Alcoolytes et malgré les craintes de certains nous réussissons à faire entrer toutes les personnes présentes au Koala sans aucuns problèmes. Déguisés, gens en treillis, chapeaux de paille, Dread Locks, Joggings ... Tout le monde passe. Et le patio vit le second electrochoc de la journée.
Les Smockey Bastards, et le crew electrochoc achèvent les danseurs comme prévu, jusqu'à la fermeture et alors que la grande salle s'est vidée depuis longtemps, de notre côté les bras sont toujours en l'air et les sourires bien présents.
Et ça crie et ça danse et ça boit encore, pas de répit ... et on est juste trop contents de vous voir contents !!!!!!!!
Le son d'Akira claque sévère et le public accompagne chaque relance des DJs qui ont bien compris que ce soir là il faut juste sortir les meilleurs disques du sac magique pour foutre tout le monde à 4 pattes.
Et à 5h30 du matin environ, c'est avec le coeur lourd qu'on doit couper la musique.
Mais on est putains de contents quoi sérieux, rien à redire vous avez tous été parfaits.

Alors je remercie une fois de plus :
Cristel Dutorchon dont personne ne peut se passer pour une boum, et tous ses amis toujours de bonne humeur. The Smockey Bastards maîtres des platines et de l'ambiance, vous nous avez fait rêver et j'ai même entendu dire que le patio du Privé n'avait jamais été comme ça auparavant.
Les HEP et Vgtek et amis de ces derniers sans qui aucun apéro dans le coin ne devrait être permis. C'était trop beau de se retrouver avec vous tous au privé parmi les clubbers du samedi soir.
Les électrons libres bien sur, breakeubite family bordel !
Les gens qui sont venus de super loin avec la foi juste parce qu'ils avaient vu une vidéo sur myspace.
Les légionnaires chiliens qui ont fait sauter le bar.

Et bien sur toute la bande de légendes qui forment l'entourage proche d'électrochoc, la famille quoi, mes couilles, et je les cite parce que ils ont tous été trop beaux et trop précieux dans l'organisation et le déroulement de cette soirée : La douille et Got les légendes de la Yaute, inoubliables connards costumés, Fab aka Crève la chatte, Anlyz le Gode de 40 et Aline et Amazone nos hôtesses de crunk et de charme. Merci aussi à vous tous d'êtres venus, d'avoir souri, d'avoir dansé, d'avoir chanté, d'avoir pris des photos vous avez été magnifiques.

Voilà, on pourrait parler longtemps de cette journée qui a vraiment été magique pour nous et on l'espère pour vous, mais ça sert à rien, il fallait être là. Et surtout on a des centaines de photos à vous montrer qui font plus que les longs discours !!!!!!!!!! Alors n'ayez pas trop de regrets non plus car c'est certain qu'on recommencera et que cette fois vous serez là ... mais soyez patients, on a d'autres projets avant ça.

CADEAU : Retrouvez 170 photos de notre collection perso en cliquant sur ce lien

toutes celles avec un contour blanc plus épais ont été prises pas la talentueuse jny.1 le reste est made in electrochoc batard de russe crew.

Report - Rave On : Etienne de Crecy, Bodycode - Cabaret Aléatoire - Marseille - Samedi 3 mars 2007


NON è Possibilé et Kulte avaient tout prévu pour que la soirée se passe bien Samedi dernier au cabaret aléatoire de la friche Belle de Mai à Marseille.
Un décor vraiment Rave (mais le cabaret est déjà 'rave' en soi), un line-up alléchant, des affiches fluos, des smileys autocollants distribués depuis des semaines. On la sentait arriver la grosse soirée avec une ambiance à l'ancienne.

Pour faire monter la pression, un open bar dès 19h dont hélas nous n'avions pas entendu parler. Si bien que lorsque nous arrivons les gens sont déjà nombreux, chauds et prets à faire la fête.
Des groupes entiers de personnes se sont vu remettre des combinaisons de peintres blanches, certains ont des peintures sur le visage, beaucoup arborent des touches de fluo. Tous les éléments pour que ça commence bien sont présents, la salle est sombre, la fumée mécanique est trouée de lasers et aux platines Dj Did que l'on distingue dans le brouillard joue de l'acid. On est biens, on entend quelques cris et les bras se lèvent.
Plus tard Etienne de Crecy va nous régaler pendant deux heures, le concept de la soirée est parfaitement respecté. Old School Vs Nu Skool. Enchainement réussi de vieilles perles acid et de morceaux récents tirant jusqu'à l'electrohouse. Monsieur de Crecy sait choisir les disques et emmener la salle où il veut, on aurait pu s'en douter.

Ensuite c'est Bodycode du label Ghostly international dont on m'avait dit beaucoup de bien qui s'installe pour son live. Nous sommes aux environs de 3h du matin et les gens en veulent plus, ils sont prets à sauter en remuant la tête, Etienne les a posés au bord de la folie et les a mis en jambes
Mais soudain c'est le drame. En tout cas pour notre petit groupe d'une quinzaine de personnes. Sans doute que nous avons une vision un peu vieux jeu du déroulement d'une soirée, on aime bien quand la pression ne s'arrête jamais de monter, jusqu'à la fin. Mais ça ne sera pas le cas. Le live de Bodycode est soporifique, minimal et on sait au bout de 5 minutes que pour nous la fête est finie. Je ne m'aventurerai pas à juger la performance de l'américain et me contenterai d'avoir catégoriquement détesté. Tout le monde commence à savoir ce que je pense de ce genre de musique, j'attend de vous que vous la défendiez en commentaire, montrez moi ce que vous avez dans le ventre.
Nous attendons la fin du live le temps de réunir tout le monde et nous dirigeons donc vers d'autres horizons, rapidement car même si Dj Did renvoie la basse, il est trop tard, les jambes sont ramollies et la sueur a séché.
Nous garderons un bon souvenir de cette soirée, quoi qu'il en soit, et de la performance de Etienne de Crecy que nous aimerions bien voir booké à Marseille avec le live Superdiscount dont toute la France parle. Oui c'est un appel aux producteurs de soirées.
Merci aux activistes motivés de Non è Possibilé qui font bouger Marseille.

Un bon son brut pour les truands, et leurs copines

Samedi soir se déroulait a Marseille une soirée-test sous les moulures moites de l'Intermédiaire. Essai transformé, et promesse de renouveau dans le sauvage quartier de La Plaine.
Avec le grand méchant Freeze Da Booty Hunter en maître d'oeuvre, cette beta version des soirées Ghettotronic (dont vous apprendrez ce qu'elles vous réservent dans quelques jours) accueillait le délicieux Marvy da Pimp du label BassBallClub et le fougueux Modish Roboter, issu de la prometteuse ecurie nantaise MartialFunk.
Comme dans toutes les bonnes soirées, l'endroit s'est très vite transformé en étuve, ce qui n'a absolument pas freiné les ardeurs de filles littérallement surexcitées par les paroles licencieuses des booty anthems entendus ce soir là.
C'est que Marvy da Pimp, qui a ouvert le bal, ne s'est pas embarassé de principes pour foutre le bordel d'entrée de jeu. Un peu de Grime, de la Baile funk, du Booty, de la dirty House, mélangez et vous obtenez un set propre à dynamiter un dancefloor et mettre impeccablement sur orbite Freeze DBH qui a su comme à son habitude pousser les donzelles un peu plus loin dans leur impudeur.
freeze da booty hunter
Avec quelques killer-tracks straight from USA, le parangon sudiste du Booty bass n'a pas failli à sa réputation avec un set a forte teneur en phéromones mâles, avant de laisser place au seul live de la soirée : Modish Roboter.
Très zen au quotidien, Modish est ce genre de mec qui devient un tueur quand il prend les manettes. A l'aise, passant a la moulinette ses propres productions, les mixant aux bases de la ghettohouse et aux plus improbables raretés ghettotech, Modish a bastonné pour leur plaisir les danseurs qui se pressaient (comment faire autrement) au pied de la microscopique scène de l'Intermédiaire.
Un beau bordel populaire, simple et plus proche des valeurs historiques des blocks parties que des défilés de modeux blasés vus par ailleurs. Un melting-pot qui inscrit un peu plus les soirées alternatives dans le quotidien marseillais, laissant la porte grande ouverte à de nouveaux rendez-vous, mais ça c'est une autre histoire.

BASTARD PARTY MAKES YOU SWEAT

Il fait chaud le vendredi sous les voûtes du Trolleybus. Enfin, c'était vrai vendredi dernier. Et ca le sera à la prochaine soirée Bastard.

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REPORT ET PHOTOS : SUMMERCASE / MONEGROS DESERT FESTIVAL - ESPAGNE 2006

Il y avait du 14 au 15 Juillet le Monegros Desert festival, prévu de longue date et attendu comme l’aboutissement d’une saison de soirées toujours plus démentielles. Puis quelques jours avant des sources haut placées nous informaient de l’existence du festival Summercase. Et nous voulions tant y aller pour voir Daft Punk et Fatboy Slim et Massive Attack et tous les autres que nous n’hésitions pas une seconde à allonger notre bonheur espagnol. Nous voulions pleurer et rire et taper dans nos mains et danser et voir de nos yeux de français le meilleur de ce que notre pays peut donner, au pied de la pyramide.

Dès le mercredi nous étions à Barcelone, instantanément imprégnés des charmes de la ville, de sa gastronomie, de l’ivresse que ses breuvages peuvent procurer et sans nous attacher au coté culturel déjà bien connu. Nous étions là pour la folie. Et nous errions de bars en clubs en terrasses, emplis de tapas, de mojitos, de piña coladas, de sangria et de toute la joie que la nuit procure dans la chaleur espagnole. Les rues et les ruelles s’enchainaient et dans le flou de nos yeux nous voyions le bonheur d’être jeunes et prêts à tout pour le vivre à fond. Et la fatigue était bien là mais la joie restait la plus forte lorsque le vendredi nous vîmes arriver l’heure de rejoindre le Parc Del Forum et de nous préparer à 24h de danse et de rires non stop devant ce que nous préférons au monde : les vibrations d’un mur qui crache du son, au milieu des bras levés.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

barcelone, ses nuits, la meilleure pina colada du monde

Summercase – Parc Del Forum – Barcelone – 14 Juillet 2006

C’est en arrivant que nous comprenons que plus rien ne sera jamais pareil pour nous, le lieu est tellement hors normes, magnifique et gigantesque. La mer est là juste devant nous. Et cette esplanade où sont installées les scènes est tellement sublime. Un chapiteau à l’entrée, une scène plus loin, un autre chapiteau climatisé et au fond vers la plage cet amphithéâtre énorme. Quelques stands, des espaces de détente et pas mal de bars et au loin cet espace VIP sous cette structure indescriptible.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

L'amphithéatre

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

La zone VIP .. au loin

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

La scène où tout à l'heure les Daft Punk vont jouer.

Les Dirty Pretty Things assènent leur punk-pop et les 2 exs de The Libertines sont décidemment plus joyeux sans Pete Doherty. Ensuite je passe voir la performance de Sparks qui est un truc complètement déjanté entre art-pop, opéra rock et un délire surprenant et énergique. Vingt albums derrière eux et je les découvrais à peine, ma formation n’était pas achevée.
Belle & Sebastian a attaqué dans l’amphi, un petit tour là bas et puis s’en va, ce n’est pas pour moi mais le public en redemande. Je m’amuse ensuite de l’electro pop inclassable de Super Fury Animals. Puis la chanteuse de The Cardigans est très mignonne et pleine d’énergie, le concert est plaisant mais déjà mon esprit est ailleurs et mon œil est fixé sur l’heure. Car il sera bientôt une heure du matin et je sens la folie monter en moi. Il est plus que temps de se mettre en place pour le live de Daft Punk.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

The Cardigans et leur jolie chanteuse.

Déjà un rideau est tendu devant la scène et nous empêche de voir la préparation du groupe. Et la pression monte petit à petit puis de plus en plus à mesure que le début de notre révélation prend du retard. Vers 1h15 le rideau tombe, nous avons une boule dans la gorge en découvrant en écrans et en lumières ce qui nous avait fait rêver sur les vidéos de Coachella et des Eurockéennes. Le souffle se coupe. Deux robots sont perchés dans une pyramide qui se recouvre d’images, et la lumière coule comme une cascade et tout autour les lumières nous transportent et derrière l’écran nous parle. La musique se fait bonheur et tout y passe de Homework à Human After All. Mixés, remixés, mélangés les morceaux nous transportent et nos yeux n’y croient pas et nos oreilles nous remercient de ce voyage. Et on alterne entre hurlements et hébétude, nos jambes nous élèvent au dessus du sol et nos bras s’agitent dans un tourbillon.
Quand les deux robots relèvent la tête et font signe de la main avant de s’en aller il y a comme un flottement. On reste là, émus et bouleversés d’avoir vécu ce moment si unique que l’on avait attendu depuis 10 ans et dont on reparlera toujours. La pyramide.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

Nous sommes des enfants de la pyramide.

Après ça il fallait un grand nom et même le toujours bon live de Massive Attack, revendicatif sur ses écrans allumés de rouge ne suffit pas. Ni même le bon set des Filthy Dukes déchainés.
Non, pour nous achever il a fallu Fatboy Slim. Il ne mixera pas vraiment deux disques mais sa sélection est parfaite et composée pour une large part de ses morceaux dans des versions pas forcément connues. Norman Cook est perché au milieu d’écrans géants diffusant un live vidéo calé au millimètre sur sa musique. Il va nous faire hurler et nous émouvoir. Nous sommes en sueur jusqu’au bout, achevant nos jambes sans souci du lendemain. Nous vénérons l’enthousiasme et l’envie de donner du plaisir de l’homme à la chemise fleurie sautillant au milieu des images.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

Fatboy Slim - DANCE BITCH.

Ensuite il est tard et temps de trouver un endroit ou se reposer avant de faire les 200 km qui nous séparent de notre seconde étape : Monegros. Nous sommes épuisés mais savons déjà que le festival Summercase est devenu une référence dès sa première édition. Et nous y étions.
Tout était réuni pour nous faire passer un moment d’une incroyable puissance et l’organisation était plus parfaite que jamais. L’argent donné à la billetterie était là, il avait servi à monter une des plus belles soirées qu’il m’ait été donné de voir.

Monegros Desert Festival – Dans le désert près de Fraga – 15 Juillet 2006

Summercase n’était pas encore digéré qu’il fallut partir vers Fraga, à 200km environ de Barcelone, en plein désert. Une fois là bas tenter de se reposer par 75° minimum avec la peau qui fond au soleil.

Vers 16h30 nous partons vers le site du festival pour nous rendre compte en route, au milieu des milliers de gens qui convoient avec nous, que nous allons vraiment nous retrouver dans le désert. Sans ombre, sans arbres avec comme seul compagnon le sable… et le soleil là haut qui tape droit sur les épaules.
Tout est encore formidablement organisé et on nous guide vers le parking grand comme une ville, nous évitons de fastidieux contrôles de la guardia civil bien présente au sol et en l’air en hélicoptère. Je récupère comme la veille mon accred en quelques secondes auprès d’un service presse compétent. Et à peine plus tard nous sommes à l’intérieur du site et en prenons la mesure. Sans perdre un instant nous avançons vers la scène ou déjà Richie Hawtin a mis en transe un public averti et venu tôt pour jouir au soleil de 3h de démonstration menée de main de maitre.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

Richie Hawtin, le soleil et 80 kw de son ... une des petites scènes.

Entre temps nous avions saisi le truc. A Monegros à l’arrivée on vous remet un cadeau, ici un bracelet orange frappé du logo de cette année, et dans le sachet un ticket boisson que beaucoup vont  perdre dans l’empressement de revêtir ce nouvel artefact. En quelques minutes d’observation vous êtes prêts à boire gratuit toute une nuit. Ou plutôt 10 minutes. Car dans le désert la consommation de bière est importante. Trop. Votre corps rejette tout le liquide que vous buvez par chacune de ses pores. De 17h30 à 20h00 nous assimilons pour toute notre vie le goût de la San Miguel à force d’aller-retour incessants entre le bar et la piste de la « petite » scène et de ses 80 kilos de son. On bronze, on réveille des muscles endoloris par la soirée de la veille et les quasi-zéro-minutes de sommeil. Les filles sont belles en maillot, luisantes et les garçons exhibent leurs muscles et leurs tatouages, les coiffures tiennent bien et à notre tour nous brillons de mille paillettes après un passage dans le couloir brumisant.

Puis nous nous dirigeons vers la plus grande scène pour le live de Hardfloor. En passant devant le mur de son de 140 kilos notre corps manque d’imploser et nous comprenons déjà qu’il faudra regarder tout ça de loin. C’est lourd, puissant et acide mais hélas au bout de 5 minutes la moitié du son s’éteint, puis repart bientôt. Mais déjà le vent se lève annonciateur de tempête. En quelques minutes la sécurité ferme la grande scène extérieure. La pluie, giflante,  commence à tomber. On nous dit qu’une structure est tombée sur la piste de danse de la scène Logic Pro mais en arrivant là bas on comprend que tout s’est bien passé, le public danse et tape dans les mains comme si de rien était pendant que des ouvriers déblaient les décombres.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

Le ciel s'assombrit, la tempête fait rage, les grues nettoient les structures effondrées.

A partir de là tout devient flou, les deux scènes non couvertes sont fermées, la pluie redouble et la puissance du vent est telle qu’il est désagréable de se promener.
Je me rappelle de cette ambiance formidable dans la tente prévue pour s’asseoir à des tables et manger, les gens sont serrés les uns contre les autres, mouillés et souriants et quand Pete Tha Zouk, star d’un soir, relance après un break, sous le chapiteau proche qui déborde de fêtards tentant de s’abriter de la pluie, ce sont des hurlements alentours. La pluie ne semble pas vouloir cesser et c’est une vraie tempête à laquelle nous assistons, avec des éclairs si beaux et si effrayants à la fois. Le lieu du festival ressemble à un champ de bataille et aucune chaise n’est encore debout, aucun lieu n’est intact. Partout des gens courent et prenant soin d’éviter de passer trop près des poteaux métalliques. Vers 22h30 je m’aventure dans un chapiteau pour voir le live de 2020 Soundsystem et leur performance electrotek laptop + batterie + basse m’impressionne. Je fais un tour pour me rendre compte que je n’aime pas du tout La Excepcion.  Régulièrement je perd mes amis dans cette foule compacte de 50 000 personnes au minimum et les portables passent si mal et il y a tant de bruit et il pleut mais peu importe, tout va bien se passer.
A partir de là je ne prend plus de notes sur ce que je vois et dans quel ordre, je ne suis plus vraiment conscient et il y en a tellement, partout, j’erre.
Puis la grande scène semble s’animer alors que la pluie se calme par intermittence, on éspère le live de The Prodigy qui finira effectivement par commencer mais pile en même temps que celui de Method Man & Redman. Le choix est impossible à faire alors on court de la scène au chapiteau essayant de grappiller des bouts de concert. Et la pluie reprend nous éloignant un peu de Prodigy, énergiques et punks à souhait, qui mettent la foule en transe. De l’autre côté on peut apprécier la qualité de show à l’américaine des ex du Wu Tang les aficionados sont en délire, une main en l’air et les pieds dans la boue. Et moi je n’en peux plus, la foule est trop dense, tant que les publics des deux grandes scènes n’en forment qu’un. On ne peut plus circuler, il fait sombre, nous sommes trempés et décision est prise à ce moment là de se reposer un instant. Il faut parfois savoir s’avouer vaincus. On rejoint la voiture pour une petite heure de sommeil bercée par le son très audible du live de Luke Slater puis de la grosse performance de Ben Sims … enfin on suppose.
De retour à un semblant de vie nous irons voir le mix de Los Hermanos qui ramène très peu de public. Hélas nous raterons le concert de Galaxy 2 Galaxy.
Tout est décalé par rapport à notre line-up, il est dur de se repérer mais bientôt le jour se lève et le soleil se prépare à sécher la tempête et à aggraver nos brûlures. Après un tour vers Kenny Larkin toujours parfait et le temps de voir que Apparat s’est retrouvé sur une scène si petite que nous la découvrons seulement au matin, au loin c’est Carl Cox qui prend les platines et je cours vers lui soudain empli d’une énergie inespérée.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

Le jour se lève sur la grande scène...

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

... et sur une partie du parking

Huit ans que j’attendais de revoir Carl, son sourire, son énergie et sa maîtrise. Il nous prouve pendant deux heures qu’il est toujours l’un des meilleurs DJ du monde. Sur 3 platines CD sa performance est remarquable et je danse sur la terrasse VIP surplombant la foule, sans me soucier de gaspiller mes dernières forces. Le sourire revient et le plaisir de vivre tout ça. Dave Clarke remplace Carl Cox et offre une bonne prestation techno comme presque toujours. Puis on ne sait plus qui joue. Mes oreilles pensent que c’est Umek tant le mix que nous entendons est incroyable bourré de technique et d’effets au service du dance-floor, sans doute un des sets de l’année. Nous sommes au soleil, heureux et réunis à écouter de la vraie techno et à oublier toute cette minimale qu’on nous sert à toutes les sauces et en tous lieux. Un petit tour vers la scène ou Cristian Varela et Marco Bailey font sauter la banque, avec le sourire, me réconciliant ainsi un peu avec eux et leurs performances passées.
C’est bientôt la fin et il est l’heure d’aller apprécier le dernier mix de cette matinée. Il est 11h00 et Mistress Barbara lâche tout, hard techno pour achever les nombreuses personnes encore vivantes.

Espagne 2006 - Monegros - Summercase

Le plus grand chapiteau.

Je rampe vers le parking à la recherche d’une ombre que je ne trouverai jamais puis m’effondre plusieurs heures comme je peux au milieu de ce gigantesque parking, les pieds à l’extérieur de la voiture et même le bruit des hélicoptères ne m’empêche pas de dormir avant de repartir pour essayer de regagner la France.
Nous avons la satisfaction du travail bien fait et la certitude d’avoir poussé notre résistance jusqu’au bout en bons guerriers électros du désert. Un week-end de joie et de bonheur musical mais aussi de fatigue et de doute … sera t’on capables de le refaire l’année prochaine ? En tout cas avant cela, loin de nous reposer sur nos lauriers nous vivrons la folie belge de Pukkelpop et avec le sourire du 17 au 19 Août. Et vous ?

REPORT ET PHOTOS : ELECTROMIND - 22.07.2006 - MONTPELLIER

Autant vous le dire tout de suite je ne vais pas perdre de temps sur ce report car jusqu’à 5h du matin il ne s’est rien passé à electromind cette année.
Tout avait mal commencé, l’organisation d’electromind jugeant que les médias locaux bénévoles ne sont pas assez bien pour avoir droit d’être accrédités presse à leur festival. Ca nous apprendra à lutter pour l’électro dans notre région et à faire de la pub pendant un an pour une soirée que l’on avait adorée la saison passée. Mais ne nous plaignons pas allez. Et nous décidâmes de nous y rendre quand même.
L’espace Grammont semble en chantier, le sol n’est que terre battue comme si les tractopelles étaient passés avant nous pour donner un petit air d’apocalypse au lieu. La poussière vole déjà en plein jour et alors que la foule n'est pas arrivée, il va falloir se préparer à souffrir. Au niveau décoration on a vite pensé que l’agencement du lieu avait été confié à un enfant de 5 ans qui a joué avec du polystyrène pour fabriquer des semblants d’ambiance sur le devant des scènes.  C’est hyper moche, mais on met vite ça sur le compte de la claque prise en Espagne à Summercase et Monegros : on devient difficiles ou quoi ?
Une fois tenté d’oublier tout ceci, il est temps de se décider à passer une bonne soirée.
Et quand je dis qu’il ne s’est rien passé à electromind je ne veux pas bien sur dire que Richie Hawtin ne nous a pas déchiré avec son set toujours aussi parfait et que son ami de Heartthrob n’a pas un live bien carré et puissant. Je ne prétend pas non plus que les performances de Pete Rock, Slum Village et surtout DJ Premier, old schol hip hop ricain ne m’ont pas fait jumper un bras en l’air. Bien sûr le live d’Alter Ego m’a fait réver, enfin. Evidemment Anthony Rother a donné une performance sympa we are the youth … we are the future … Sur la scène drum le second set de Elisa Do Brasil m’a bien plu, je trouve qu’elle envoie une fois débarrassée de Mcs foireux (j’aime pas les MC). Les Future Prophecies sont de vrais tarés qui envoient gros, rien à redire. Une grosse partie des artistes drum n’est pas venue comme d’hab Evidemment il ne s’est rien passé à la scène core puisque je n’y ai pas été, pas question.
Bien sûr j’ai bien pris du plaisir cette fois-ci à écouter David Carreta ou même Trentmoller et DJ T.O.M.. Dois-je en revanche vous parler de Ellen Allien ? De sa bouteille de champagne à coté des platines et de son mix pourravé jusqu’à la moelle une fois de plus ? Je vais m’abstenir parce qu’elle dirige l’un des labels les plus intéressants du monde.
Non quand je dis qu’il ne s’est rien passé avant 5h du matin à electromind c’est parce que c’est vers cette heure là que j’ai enfin pu voir un set d’Andrew Weatherall correctement. Et j’ai été mystifié. Le bac de ce mec m’a fait rêver, chaque disque est une perle et chaque fois qu’il renvoyait j’ai poussé un cri de joie. Sa technique est parfaite, son set m’a fait danser de bout en bout, je ne pouvais pas même imaginer aller voir ailleurs, le live de Technasia que j’aime tant par exemple. Nous sommes quelques uns plantés là au lieu d’être devant la grande scène, nous avions été avertis ou poussés par l’instinct. Plus personne ne parle, les oreilles sont tournées vers la scène et les corps ondulent. Quelques regards complices alentours pour partager sans un mot le plaisir et la joie avec ceux qui dansent à vos côtés. Et la satisfaction de savoir que nous étions là ce matin de Juillet, une poignée de personnes qui s’en rappelleront et passeront le message.
Le programme le disait, Andrew Weatherall est considéré comme le meilleur DJ électro par Miss Kittin ou encore Laurent Garnier. Maintenant je sais qu’ils ont raison. Bien sur je connaissais Two Lone Swordsmen mais pourquoi personne ne m’avait dit avant d’arrêter sur le champ ce que je suis entrain de faire, de sauter dans un avion et d’aller voir Andrew mixer ? POURQUOI ? Ce mec est devenu mon DJ préféré en une seule performance, c’est simple je pourrais en parler des heures mais il y a rien de plus à ajouter, je suis amoureux et si j’avais un conseil à vous donner ? Oubliez tout et venez le voir … à Pukkelpop tiens au hasard.



electromind 2006

electromind 2006
Déco Dark Dog.

electromind 2006
Autochtones. Ce soir je serai la plus belle pour aller danser.

electromind 2006
Décor à la mad max ... voulu ?

electromind 2006

electromind 2006
Le monde végétal :)

electromind 2006
Alter Ego live au milieu de la glace

electromind 2006
Le maitre de cérémonie. MONSIEUR Andrew Weatherall. Eternal respect boy !

electromind 2006
A l'année prochaine ? quoi que ...

The Rolling Stones Bigger Bang Tour - Nice 08.08.2006

Quand vous sortez tous les week-ends dans des soirées toujours plus énormes, des festivals toujours mieux programmés pour voir la crème de la nouvelle génération d’artistes, vous pensez que rien ne peut plus vous impressionner. Vous êtes un jeune du move, tu mens, je connais la vie moi j’ai vu tout le monde et je sais ce qui est le meilleur. Rien ne vous prépare à vous faire éclater par un groupe de sexagénaires un mardi soir d’Août. Pourtant la pression monte à mesure que le concert approche : The Rolling Stones ce soir à Nice, 89 semis remorques de matériel annonce la radio démentie par le journal qui en annonce 190. Vous ne pouvez cependant pas vous empêcher quelques blagues de mauvais goût avant le début du show « j’espère qu’ils vont pas nous claquer sur scène les ancêtres ». Puis vous entrez dans le stade et découvrez la scène : un immeuble de 5 étages, une avancée jusqu’au milieu du public, des millions de projecteurs. Ca sent bon le gros show.
Mais dès l’ouverture ce n’est plus juste un gros spectacle, c’est tout simplement le truc le plus énorme que vous avez vu de votre vie, si gigantesque et magnifique que jamais vous n’auriez pu vous douter qu’un jour vous assisteriez à ça avant votre mort.
Avec plus de 60 ans de moyenne d’age les Stones font la nique à tous les jeunes rockers pendant plus de deux heures, enchaînant les tubes au milieu de leur décor incroyable et de toutes ces lumières. Leur énergie est inouïe et leur envie de jouer ensembles et de faire plaisir aux gens semble intacte. Mick Jagger nous prouve que le rock n’est pas mort.
Le Rock and Roll … Alors c’était ça ? Me dis-je souvent au long du show. J’ai compris cette fois que je n’ai pas vécu le rock et son époque mais que grâce à quelques dinosaures je pourrai dire un jour que je l’ai tout de même connu. Et j’ai pleuré sur Paint It Black. Et j’aurai longtemps encore dans la tête et dans les yeux le son et les images de cette soirée inoubliable.

Désolé pour les photos, quelques erreurs au passage de version. Si vraiment il vous en faut je peux les envoyer sur demande.
quelques videos

REPORT ET PHOTOS - NUITS SONORES 2006 - LYON

un peu en retard le report des nuits sonores, mais c'est qu'il fallait le taper et nous sommes des gens très occupés chez electrochoc. en tout cas le voilà, accompagné de photos, et une fois n'est pas coutume et pour ne pas surcharger encore plus le report, nous avons aussi nourri la galerie photos pour ceux qui veulent aller plus loin. Un peu à l'arrache j'avoue mais je ferai de la retouche plus tard et du tri sans doute. ;)

Nuits Sonores 2006 Lyon

Lorsque quelques jours avant le début des hostilités vous recevez votre accréditation pour les Nuits Sonores alors même que vous n’y croyiez plus, vous avez envie de sauter de joie, d’embrasser votre vieille tante : celle là même qui pique, puis de vous rouler nu dans la neige. Mais, revenant à la réalité, il vous faut faire briller la voiture, réserver un hôtel dans lequel vous savez que vous passerez peu de temps et surtout il vous faut motiver une joyeuse bande de camarades non accrédités pour vous accompagner dans ce week-end orgiaque, une mission pour le boue crew bien sûr.
Cela étant fait, nous arrivons à Lyon pour un 3eme week-end en si peu de temps, l’apéro sur les habituelles aires d’autoroute est bien passé et l’installation dans nos quartiers terminée. Encore une fois nous allons nous rappeler petit à petit comme nous aimons les lyonnais et leur ville si belle et tellement plus animée que Marseille et ses PMU crasseux.

Pour bien commencer notre périple, nous découvrons le village Mix move à la galerie des Terreaux, accompagnés par un mix sautillant de Club Amour nous faisons le tour des stands, buvons l’apéro, testons les nouvelles machines de guerre sonore, buvons l’apéro, retrouvons des amis, buvons l’apéro puis nous partons boire l’apéro, au cas où.
Ensuite, perdus dans le dense programme de ce jeudi soir où tout est gratuit nous nous rendons à l’apéro Divine rue de la Platière où dans quelques minutes Funkstörung et phon.O en duo non improvisé vont nous faire suer le premier litre d’eau du week-end avec déjà l’un des live électro hip-hop de l’année du jour. La rue est en folie, les gens nous offrent de la Vodka, s’extasient sur le masque d’ours que notre bande trimballe fièrement de soirées en festivals, l’amour est palpable tout le monde discute amicalement, bienvenue aux Nuits-Sonores.
Funkstorung & phon.O - Nuits Sonores

Funkstorung & phon.O - Chaque soir chez moi j'en veux.

Ensuite il faut choisir car ce soir le programme est dense et entièrement gratuit, autant dire que les choix ne seront pas faciles à faire. Nous nous décidons pour le Ninkasi à Gerland où à notre arrivée Karlit et Kabok entament la moustafette sur la terrasse, comme pour nous souhaiter la bienvenue. Dans la salle du café l’anglais de Hello affublé d’un casque paye avec gentillesse son live 8bit sautillant mais déjà celui que l’on nous avait annoncé comme le phénomène absolu des platines prend en main ses deux appendices CD. Freddy Fresh va nous entraîner pour environ deux heures de folie, bien aidé par la bière brassée maison mais surtout par son talent unique de selector et de technicien qualifié. Du hip-hop au break à la jungle en passant par le funk, dans le désordre et avec talent, le scratch en prime. Un disque par minute, du snoop, du Prince, du Michael Jackson de la salsa et des vieux tubes et des nouveautés et des raretés et de l’énergie. Appellez-le maitre Freddy.
Freddy Fresh Ninkasi
Freddy Fresh : « Last Night a DJ saved my life »

Aux Nuits Sonores on a pas le droit de se reposer sur ses lauriers, déjà il faut abandonner l’accueillante place pour retraverser la ville en direction du Transbordeur car bien évidemment j’ai décidé de faire découvrir cette salle mythique à mes amis, sur fond de live de The Silures. Nous sommes piles à l’heure, il me semble que nous avons même eu le temps de boire l’apéro version alcool qui lave sèchement avant de rentrer. Il est 3h du matin et le début du live de The Silures ne laisse pas présager grand-chose de bon, c’est mou pour l’heure, Linda Lamb est mignonne en cosmaugirlnaute mais un peu insignifiante pas aidée qu’elle est par un technicien qui la laisse dans le noir. On s’ennuie. Puis soudain alors que la demoiselle quitte la scène, il ya un Dima qui s’éveille dans ce Vitalic là et même si d’aucuns diront que ce n’était pas un bon live, que le monsieur a fait tourner un set enregistré, nous attaquons sur les gradins des bons de 1m de haut, surplombant la foule. C’est pour nous le second live de l’année du jour, notre petit groupe est en sueur, encore, le sourire aux lèvres et je pense pouvoir affirmer que jamais depuis 1998 et les lives de Dima ce monsieur ne m’avait autant retourné les oreilles. Ca tape, ça acidifie, les classiques sont re-punchés. On kiff vegra.
Vidés de toute énergie ça sera très dur ensuite d’apprécier le live très Dancefloor Killer de Jonathann Cast ou même le bon live electro-tek de Da Fresh ou encore le set à 4 mains de Marc Twins et Gwenn Labarta. Les jambes n’y sont plus et même si nous retraversons toute la ville pour aller tenter de récupérer les défenseurs « Breakeubite » de notre bandounette à la soirée DeLaBreak de Flore au skate-park de Gerland, nous ne sommes pas si mécontents d’y trouver porte close. L’heure est au repos car la route est encore longue, ce qui ne nous empêchera pas d’aller boire l’apéro dans une de nos chambres d’hôtel bien sur. Pour bien dormir.

Le second soir, il faut repartir à l’assaut et c’est déjà bien plus difficile. Certains rendent leurs tripes au réveil pour se préparer un estomac neuf pour la soirée, d’autres ne décolleront pas du lit avant le soir, mais motivés que nous sommes toujours nous réunissons un groupe suffisant pour aller boire l’apéro rapidement rue Royale pour la Royale Comedy Party .. vite fait car c’est moyennement intéressant, ensuite nous décidons de laisser nos oreilles se reposer et d’aller faire visiter la ville à ceux dont c’est le dépucelage lyonnais.
Après l’apéro il faut foncer tant bien que mal, c’est notre première soirée au Port Rambaud et c’est Tepr qui ouvrira le bal à 21h30.
Pour rejoindre le lieu de la soirée depuis l’Ibis Gerland, il faut arpenter en entier ce que nous appellerons désormais la « rue des 52 putes » en référence au nombre de camions compté au retour. Un vrai moment de dépaysement même si vous aviez été prévenus par votre réceptionniste sympa.
Le port Rambaud – Sucrière, c’est un endroit assez magique, industriel, gigantesque, en bord de Saône où les organisateurs ont dégagé trois grandes salles pour faire les concerts. Rien que pour aller de la plus près de l’entrée à celle qui en est le plus éloignée il faut de nombreuses minutes de marche pas aidés que vous êtes par les donneurs ambulants de Burn, merci à eux et désolé pour le mal qu’on leur a causé tout le long de ces deux soirs. Il faut aussi compter sur les nombreuses rencontres avec des gens qui veulent toucher l’ours et ne pas oublier de s’arrêter chaque fois devant le container musical et vidéo pour demander la libération de l’artiste emprisonné dedans. Mais une fois cela fait pour la première fois, nous fûmes à l’heure pour le début du live de Tepr perché sur sa scène. Tanguy est comme toujours irréprochable, péchu, motivé, sautillant et je suis déjà complètement trempé lorsque annonçant qu’il va quand même en jouer une dernière il nous envoie live son remix du short dick cuiz de Yel. La salle se remplit peu à peu vers la fin du live et personne ne reste indifférent même s’il me semble que l’heure était plutôt mal choisie pour une aussi belle performance.
Tepr Nuits Sonores 2006 Lyon

Tepr sur son perchoir.


Ensuite, n’attendant rien de spécial ce soir là nous allons tous errer au hasard, boire des fraisito, des manguitos et autres cocktails à base de vin. Il y aura un live sympathique de Nathan Fake, du bon Trentmoller. The Hacker fera du The Hacker aux platines (trois petits points). Puis Les Georges Leningrad vont nous échauffer en règle avec leur jeu de scène déjanté avant que je puisse vivre mon premier live de Vive La Fête. C’est fantastique VLF car déjà que je suis fan de leurs morceaux sur vynils, cds ou cassettes alors voir la plantureuse blonde se déchaîner sur scène est un plaisir des yeux et des oreilles malgré les têtes de popeux de ses acolytes et sans compter cette remarque que je lâcherai plus tard : "Khima France est vachement plus marrante quand même dans le genre blonde".
Vive La Fête Live - Nuits Sonores 2006
Pop Blonde Punk

Ensuite le live de Paral-lel mes amis myspace est vachement bien. Puis Agoria fait comme The Hacker, sans commentaires. Mais là, alors que nous n’avions pas exploré la scène 1, à part pour se rendre compte que Alan Vega est super bizarre, vient en fin de soirée la révélation colorée et lumineuse : My Robot Friend qui fera dire à mon ami l’Ours « putain nous on se fait mal déjà mais alors lui j’imagine pas ce qu’il a du prendre pour devenir comme ça ». Les américains font toujours tout en plus grand, ils ne peuvent pas se contenter de faire un live techno sur une scène de Province, il faut qu’il y ait un costume lumineux, des clignotements, de la pyrotechnie, de l’art vidéo et des jets de sperme de papier. Des voix robotisée, un show automate, des accessoires et une demi heure de plaisir plus tard, nous n’en revenons encore pas que des gens se donnent autant de mal pour notre plaisir là où d’autres envoient leur live ou leurs disques (hein michel…) en faisant la gueule. Et l’ami machiniste de mon ami le robot envoie de la bonne grosse techno, heureusement car sinon le pas vers le ridicule serait vite franchi. Après un petit bout de set de Why Alex Why ?, il est temps d’emprunter le chemin des 52 putes en sens inverse pour rentrer.

Le 3ème jours, levés frais et dispo car reposés après la fougue de nos débuts lyonnais, nous sommes d’attaque pour partir à l’assaut de la guinguette électro. Enfin je déconne : bien sur on était éclatés grave. La guinguette, rue de l’arbre sec c’est bien, car nous avons pu manger au café 203 tout en écoutant un peu de son amicalement offert par la jolie Ultrajaimie aux platines.
Ultrajaimie - Nuits Sonores 2006

UltraCute Ultrajaimie à la guinguette

Puis une fois la traditionnelle poire engloutie nous pouvons nous dégourdir un peu les jambes au milieu de la foule colorée heureuse de se trémousser au soleil sur le set de Dj Love, étoile des nuits lyonnaises. Une course en Tuk-Tuk électrique à pédales Lyonnais plus tard et une fois que le gardien du Parc du musée des beaux-arts aura fermé à cause (sans doute) de l’ours en tongs dans sa fontaine et du débordement de joie émanant de notre groupe nous pouvons aller traquer Flore avec une bouteille de Scratch Gel WC (for more fresh) mascotte de ce samedi. La djette mixe directos sur la place des terreaux ou presque et accompagne parfaitement devinez quoi ? un apéro ouais, à la sangria. Tout va bien.

Flore et l'Ours - Nuits Sonores 2006
Flore featuring l'Ours et le Scratch WC

Direction le port Rambaud pour la dernière soirée, la police n’apprécie pas le Gel WC scratch dans les toilettes et nous fait perdre un peu de temps en contrôles divers et démonstrations d’intelligence dans le métro mais rien ne nous empêchera d’être à l’heure pour voir la fin de la Finale DMC. Le port Rambaud semble deux fois plus bondé que la veille mais ne l’est pas vraiment (7700 personnes contre 5500). La tension monte car ce soir il y a du beau monde attendu. Encore le Burn coule à flots. Doseone a un bon flow mais Subtle n’est pas fantastique à regarder. Je déserte la scène du Peuple de l’herbe tant il semble que tous les festivaliers soient venus pour eux, claustrophobie mon amie. Siskid, [T]ékël et Automat font chacun leur tour des trucs sympas. Et vous remarquerez que ce report devient moins dense depuis un moment, car j’avais cessé de prendre des notes  et que bien évidemment n’étant pas une machine, les apéros pesaient sur ma vision et désormais sur ma mémoire.
Mais s’il y a des choses que je me rappelle c’est par exemple que ce soir là j’ai vu Qbert en vrai. Accroché aux barrières, écarquillé, Il existe. Il est le scratch. On dira ce qu’on veut ce mec est impressionnant, incroyable, au dessus de tout. Pour un scratcheur, voir Q ça doit un peu être comme voir André Rieu pour une vieille vivant dans une maison de retraite : une révélation. Pour ceux qui ne l’auraient jamais vu je peux confirmer : il est comme dans les vidéos, aussi rapide et tout. Believe it !
Qbert - DJ Set - Nuits Sonores 2006
Qbert : this man is real !!!

Pour mon premier déplacement dans la lointaine grande salle (libérez le mec du container bordel) je peux apprécier un live simple et efficace de Alex Smoke. Mais déjà il faut faire demi tour pour ne rien rater car Justice joue de l’autre coté un set sacrément efficace, comme à la maison j’ai envie de dire limite avec mes disques. Il faudra faire vite pour observer une minute ou deux du set de Andrew Weatherall, trop court, tanpis, une prochaine fois à electromind par exemple. Oui car il est presque 4h à ce moment là et comme affiché de partout dans les salles, nous arrivons à la fin de mon compte à rebours « 2 jours avant para one » « 4h avant para one » « 20 minutes avant para one ». Et Para One est là en cravate et verste noire, remonté à fond pour ce qui sera un des meilleurs lives du week end. On s’est fait paraoniser grave comme on dit. A en perdre la raison ce live est bon, ce live est grand tant qu’il m’en fait oublier d’aller ne serai-ce que jeter un œil à Coldcut que je rêve pourtant de voir depuis de magnifiques lurettes.

Para One - Lyon - Nuits Sonores 2006
Paraonise moi jusqu'à la moelle

Après ça plus rien ne compte ni le pourtant très bon live de John Lord Fonda, ni l’excellent set d’Adam Freeland ni même de rencontrer des amis polaks, ni même d’aller faire du vélo dans Lyon. Nous partirons au soleil coucher les futurs conducteurs pendant que les guerriers de la vie finiront dans le parc en face de l’hôtel à siroter un dernier apéro jusqu’à 13h en évoquant de doux souvenirs de teuf. Puis il faut rendre la chambre et se rendre à l’évidence que malgré les recommandations lyonnaises il ne serait pas raisonnable de participer aux siestes sonores. Alors c’est le chemin du retour que nous empruntons, des rayons pleins la tête et le sourire aux lèvres, on chante dans la voiture et on se jure de revenir l’année prochaine. Et bien sur en route on oublie pas les arrêts traditionnels sur des aires désormais connues, histoire de boire l’apéro tu vois …


L'Ours - Nuits sonores 2006
L'Ours, idole de vos nuits...



Report : Nu Jazz Collective - Laurent Garnier et SaElle - Marseille - Jeudi 1er Juin 2006


Il y a dans une vie des soirées où vous n'étiez pas, des soirées que l'on vous raconte et auxquelles vous ne pouvez pas croire. Pourtant hier j'étais à l'Alkazar à Marseille et je peux raconter ce que j'ai vu. J'ai même des vidéos si vous ne me croyez pas.
Quand on a été dans des concerts de Laurent Garnier bondés à l'Elysée Montmartre, quand on a vu le Rex craquer sous la pression de centaines de gens entassés mais heureux d'avoir survécu à deux heures de queue, quand on a raté Garnier aux Nuits Sonores faute de place ou lors de son dernier passage à Marseille pour la même raison, rien ne nous prépare alors à nous retrouver à moins d'une centaine, dans une salle du coté venteux de la ville pour un concert de ce même Artiste quelques temps plus tard.
J'arrive à l'heure, Laurent est au bar et sirote une bière le sourire au lèvres, la salle est presque vide.
Quelques minutes plus tard le concert commence, SaElle nous fait profiter un bon moment de ses charmes et de sa voix fantastique, nous rions, joyeux, de voir Mc Tabloyd sans 69db mais toujours aussi fun dans ses grimaces.

saelle

saelle

Puis Laurent qui avait passé la première partie du concert assis derrière la scène à se marrer prend les machines et nous offre un début prometteur, drum and jazz-bass.

Laurent Garnier

Laurent Garnier big band

Un autre passage de SaElle puis le retour de Laurent dans ses expérimentations jazzy avant le final : The Man with The Red Face en écho à l'émission de mercredi dernier. Mais une version qui s'emballe et provoque la furie des 30 fans debouts devant la scène. Un man with the red face qui finit à 10 sur scène, deux saxos, un bassiste, les percus et deux claviers, une trompette et Mc Tabloyd et SaElle au micro puis Laurent qui s'improvise MC ragga.

Laurent Garnier BIG big band


Pour sur vous ne verrez pas ça de si tôt, mais où étiez-vous hier soir ? Un concert un peu court, surement trop cher, mais quel rêve encore une fois, comme à chaque apparition de Monsieur Garnier. Merci.

Report Elektro Circus #3 - Carpentras - 12 et 13 Mai 2006


Chaque année depuis 3 ans le festival Elektro Circus que nous propose le collectif Freesson est une occasion inespérée de voir débarquer dans nos campagnes ce qui se fait de mieux en son électronique. Comme je le disais à Claire (de Freesson) en interview, leur manifestation est pour moi une des plus intéressantes de France. No kidding buddy. Cette année encore ils ne m’ont pas fait mentir, et si vous ne me croyez pas il faudra venir l’année prochaine au lieu de squatter devant TF1 ou dans un club tuning.
Nous nous retrouvons dès vendredi avant la tombée de la nuit pour découvrir le lieu : 2 chapiteaux pour les concerts plus un pour les artistes, des graffs réalisés sur la durée du festival (magnifiques), une sorte de château au milieu de tout ça sur lequel sont projetées des vidéos, un peu de verdure, des tables, de la paille de partout quelques stands… En gros une ambiance détendue, champêtre et super amicale, cosy si tu vois ce que je veux dire, comme à la maison et en un quart de seconde on oublie qu’on est sur le parking du MIN de Carpentras. Que des amis là bas, pas une embrouille, pas un lourd, c’est ça aussi elektro circus.
Mais le festival c’est surtout pour la musique qu’on le fréquente. La première année on y avait découvert TTC, la seconde on avait été giflés par la performance incroyable de Reverse Engineering (entre autres). Et cette année alors ?
Le Vendredi, Goto 80 va nous faire sautiller avec son live 8bit carrément calé, dansant et hyper joyeux accompagné avantageusement par une perf vidéo qui nous rappelle les heures passées sur la gameboy. Parfait.
La Caution nous offre elle aussi un beau concert et fait monter la sauce, les MC’s sont en pleine forme et je suis très heureux de les découvrir sur scène ‘enfin’, c’est péchu, le DJ assure le steak, l’ambiance chauffe.
Jason Forrest est fidèle à sa réputation,  « We gonna kill all this man » me dit’il avant le show. Je ne sais pas si le public de Carpentras était prêt pour le missile Cock Rock Disco en tout cas moi je déserte vite car c’est Tepr qui attaque dans le grand chapiteau.
Tepr qui, on le savait déjà est un mec dont le talent a peu d’égal, mais qui en plus est adorable (merci pour l’interview, elle sera diffusée bientôt et dispo ici aussi) a déchiré le dance-floor en règle. Une heure de furie, les sudistes qui n’avaient jamais eu la chance de le voir dans le coin restent les yeux ébahis et essaient de comprendre qui est ce mec qui sautille derrière ses machines en balançant un son nouveau dont les oreilles de la plupart des gens en présence sont encore vierges. Hé les copains ? je vous avait pas prévenus ? J’en ai vu encore douter avant le live, certains même que j’ai du prendre par la main pour les emmener le voir. JE MENS JAMAIS les gars quand je dis que ça va déchirer ça déchire non mais. Tous m’ont remercié.
Je ne reviens pas sur les autres artistes de la soirée, ou alors rapidement, Beans toujours aussi efficace, Plaid un peu sombre à mon gout, Tambour Battant qui sait ce que drum veut dire et nous l’a appris et les autres que je n’ai pas pu voir …

Retour le samedi, à l’heure, sans avoir dormi, notre petite troupe est pleine de connerie et en configuration pour aller déchirer la piste. Si vous étiez là vous n’avez pas pu nous rater. (ouais le mec avec un masque de ski c’était moi).
Les concerts commencent par L’œuf Raide qui après m’avoir surpris avec son dernier album (« Tous les œufs dans le même panier ») me fait agréablement plaisir en live, efficace, poétique et drôle : validé et recommandé. Hélas il faut vite s’écarter pour aller voir ce que donne Leonard De Leonard puisque je n’avais jamais eu la chance de faire un de ses concerts.
Leonard arrive, accompagné de MAxx que je découvre pour la première fois. Le gars a un flow ravageur, j’ai les yeux grands ouverts en 4 secondes et les bras en l’air, ils ne redescendront qu’à la fin du live. Le chapiteau se remplit vite et l’ambiance chauffe d’un coup. Personne ne peut s’arrêter de sauter devant les barrières car personne ne comprend ce qui se passe. On va se manger de l’électro hip hop de SURclasse mondiale avec MAxx qui laisse ensuite Leonard seul un moment nous faire redescendre avec juste de l’électro savamment dosée. Puis le MC revient et très vite il est rejoint par Meninamandine, la MC que personne ne connaît et dont tout le monde se rappellera longtemps. Le trio nous met à genoux, c’est la mystification, j’ai senti quelques larmes couler le long de mes joues, mélangées à la sueur. NO KIDDING. L’ambiance vire carrément punk pour ce qui s’avère être LE LIVE DE L’ANNEE, je plane à 40 000. Interview de la team Leonard à venir ici aussi bientôt.
A peine sortis du show il faut essayer de se remettre, pour moi c’est compliqué, j’ai des convulsions et du mal à me calmer pendant une dizaine de minutes. Les Detroit Grand Pubahs investissent la grande scène. Paris the black Fu porte une jupe longue, une perruque cheveux longs noire et une longue fausse barbe. Le gars aux machines a un masque de zombie et une blouse pleine de sang et le guitariste est habillé en vampire romantique. La bouteille de whisky à la main, puis de vodka, le MC aux yeux exorbités va nous faire passer une heure d’anthologie, accrochés aux barrières. C’est hyper drôle, musical et dansant, comme à chaque fois, avec cette fois ci en plus le plaisir de partager le vin (le whisky, pur) avec Paris, super généreux qui sert à boire aux gens du premier rang. On est debout sur les barrières, on se frotte, on tape sur nos fesses, bref c’est un live des Pubahs, génial comme ses membres qui vont nous faire bien marrer ensuite dans les loges (et nous offrir un jingle electrochoc à découvrir bientôt).
Après ces deux lives autant dire que pour ma part je suis vidé de toute énergie, ce qui ne m’empêchera pas d’apprécier une partie du live entre break et tek de Crystal Distortion, toujours en forme, puis de m’achever au rythme de la techno très précise d’Electric Indigo. Désolé pour pidou aka Funny Ox mais ça sera pour une prochaine fois en ce qui concerne son live (pourquoi pas en direct à la radio ?).
Il est ensuite l’heure de quitter les lieux puis aujourd’hui mardi de faire le bilan. Merci 10 000 fois aux Freesson, tout le monde s’est senti je crois comme à la maison et aucune critique négative n’a été formulée sur le festival, du bonheur pour tous. On regrettera juste que le public du sud ne sache pas apprécier à sa juste valeur ce genre d’évènements et n’ait pas répondu présent en masse le Vendredi (dommage pour vous les gens, vous avez raté votre soirée).
Une dernière chose à ajouter ? oui, on sera tous là l’année prochaine, présents et motivés, le sourire au lèvres et les pieds chauds pour deux autres jours de danse.

REPORT : DRAGON BAL - PARC CHANOT MARSEILLE - 18.02.2006

Après avoir reçu les organisateurs de la Dragon Bal dans les studios pour la electrochoc du 15.02 tout s’annonçait pour le mieux et la tension montait rapport à cette soirée que toute l’équipe attendait depuis des mois. Le line up était confirmé, tout était prêt pour passer une bonne soirée. C’était sans compter les rumeurs qui commencèrent à poindre le lendemain. ScanX et les Youngster avaient communiqué sur leur absence à la soirée … non payés d’avance. Puis alors que les rumeurs d’annulations toujours plus nombreuses s’accentuaient et que nous ne voulions toujours pas y croire, le booker de The Advent et de Luke Slater vint poster un commentaire sur electrochoc(lien vers le post). Alertés, nous prenions contact avec lui pour plus d’informations et il se trouva à la fin d’une longue conversation téléphonique avec l’Angleterre que tout bruit de couloir était fondé. ScanX, les Youngsters, Luke Slater et The Advent ne seraient pas présents à la soirée. Le nom de Tonio commençait à apparaître en remplaçant malgré son booking du coté de Lattes pour une ‘all night long’.

Loin d’être découragés, l’apéro enquillé nous nous rendons à la soirée, le Parc Chanot est déjà plein à craquer à notre arrivée. La salle est immense, les lumières manquent un peu et le son est assourdissant lorsque nous ne sommes pas bien placés, mais en fins limiers nous attaquons par le flanc à la recherche d’une place bien pensée. Le public est moyennement chaud et restera comme ça quasiment toute la nuit. Pas assez de lumières ?
Après un tour au Bar, c’est Ellen Allien qui est aux platines, elle restera pour nous, et vu ce que nous avons pu lire sur divers forums, pour beaucoup de monde LA déception de la soirée. Mix sans aucun intérêt, souvent mal éxécuté, à oublier. Nous ratons ensuite le live de Paul Kalbrenner, pour une raison qui m’est toujours inconnue, mais sommes en place pour l’arrivée de Zombie Nation que nous attendions de pied ferme. Je suis moins impressionné qu’à Electromind, mais le live reste de grande qualité, les pieds s’échauffent, nos esprits aussi.
Changement de place pour assister à la suite de la soirée d’un point de vue imprenable : le coté de la scène d’abord, en backstage, puis SUR la scène. Nous sommes aux anges, au plus près, que du bonheur.
Le live de Johannes Heil est un pur plaisir, le mix d’Adam Beyer est carré, précis et vraiment sympa à regarder. Puis arrive Kiko appelé en remplacement au pied levé qui enchaînera quelques gros tubes avec bonne humeur, ne parvenant tout de même pas à nous faire oublier que les artistes que nous attendions le plus n’étaient pas là.
La soirée s’achèvera sur 15 minutes seulement de mix de Tonio, arrivé directement de sa soirée précédente. Beaucoup de route pour pas grand-chose car même si le public qui l’a bien évidemment reconnu crie son nom, il lui a été demandé d’arréter. 15 Minutes …

Alors évidemment pour nous qui étions invités et qui avons vécu la soirée en backstage, sur la scène à danser avec les artistes, se prendre en photo avec Zombie Nation, squatter le bar VIP etc, la soirée est très positive et je ne peux pas en penser autre chose. Je vous laisse la libre parole dans les commentaires pour donner VOTRE avis.

remerciements spéciaux à :
- zombie nation et kiko pour leur bonne humeur
- Tous les gens sympas d'Annecy ou d'ailleurs que nous avons rencontré
- Le collectif de VJ's de la soirée dont je ne connais pas le nom mais qui se cassent le cul à faire quelque chose de vraiment différent (marionnettes, performances live filmées ...)
- Tonio, un vrai guerrier de la route

Pour voir des photos toujours magnifiques prises par nos confrères d'electropeople : c'est ici
HUM ! A part les photos de nous !!!!!!! ça va pas de nous prendre comme ça par surprise en fin de soirée et en fin de lucidité ?

REPORT : JEFF MILLS - VENDREDI 20 JANVIER 2006 - STUDIO88 - AIX EN PROVENCE


Lorsque Jeff Mills fait son show, si c'est à moins de 600km de chez vous, je suppose que comme moi, vous ne manquez ça pour rien au monde. Ce Vendredi Jeff nous offrait à Aix en Provence une date de la tournée des 10 ans de The Bells. Pour la première fois, donc, direction le studio88 accompagné de jeunes filles aux oreilles vierges d'un vrai set de l'artiste.
Arrivés là bas, la constatation est simple : 2h de queue, facile. Notre ardeur à nous faire inviter n'ayant pas payé, nous nous offrons un début de déprime dans le froid, puis, remontés par l'envie de s'en jeter un et de ne pas rester debout à attendre comme des pingouins quelques heures seulement après une monumentale cuite au get 27, nous commençons de rapides tractations. Une discussion avec le patron des lieux nous fait vite comprendre qu'il va falloir payer, mais pour la queue, c'est géré.
A l'intérieur je trouve mon plaisir dans la décoration de la boite, haute de plafonds, aérée, design et pas encore pleine. Le DJ résident (surement Jack Ollins) distille une électro sans saveur mais pas désagréable non plus, pour le moment. L'endroit se remplit rapidement jusqu'à devenir plein comme un oeuf qui serait plein et la musique mixée au minimum technique requis s'avère lassante à la longue, mais l'ambiance s'échauffe et les putafranges rayées et leurs accolytes à crète sautillent comme des kangourous sous acides. La population est assez homogène, clubbers, clubbers, clubbers deux trois vieux mafieux et un ou deux teuffers à casquette cloutée dont Jessica, mascotte s'il en est, qui nous ramène à un monde que nous connaissons mieux. On passe quelques instants à se demander si ces gens sont très jeunes ou si nous avons vieilli prématurément. Je vous laisse le choix de la réponse. La discothèque est très encadrée par une troupe de videurs au regard limite vide et aux accès de violence à peine controlés. "non tu vas pas aux toilettes dégage". L'attente se fait insoutenable et finalement il faudra patienter jusque presque 3h du matin pour voir arriver Jeff Mills. A partir de là il amorce un mix 100% détroit. 200% même et qu'on me dise si je me trompe mais je pense qu'au long de la soirée il n'enchainera que des morceaux de sa composition. Nous sommes partis pour un set de 3h, 10 ans de techno sombre et inquiétante comme la ville d'où elle vient. 3h d'un mix carré, millimétré, entêtant. Parfait. Jeff Mills surement lassé de ces mixs sur 3 platines vynils s'est désormais rajouté 2 platines cd et surtout 2 platines DVD dernière génération. Il va assurer le live vidéo en plus de gérer ses 5 sources purement audio. Et il va le faire bien, macarons de disques, boucles en noir et blanc, messages ... le live vidéo est parfaitement à l'image de la musique qu'il nous offre. Pour les 10 ans de The Bells, il jouera l'hymne deux fois, dont une fois en impro à la fin, rebouclé et remixé live sur les platines dvd, l'apothéose. Ensuite de là à dire qu'il a trouvé son public, je ne m'avancerai pas, je pense que la surprise a été grande pour cette jeunesse habituée à une électro pumpy qui fait lever les bras, l'ambiance sur le dancefloor s'est faite pesante et quasi shamanique. Même les gogo danceuses (si si je vous jure, deux, sur des estrades, à moitié à poil, bienvenue à la campagne) ne font pas lever les yeux des danseurs : tout le monde a le regard rivé vers l'avant. Nous partons vers 6h, en même temps que jeff, le temps de voir une bagarre éclater rapidement, comme la joue du moins fort des protagonistes, et de se rendre compte que le service de sécurité est plus agressif qu'efficace. Les jambes sont douloureuses et l'appel du lit se fait sentir. Jeff a rempli son contrat et a encore une fois de plus été le digne représentant du style de Détroit. Une démonstration de ce qu'il est possible de faire avec seulement des platines.