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Danton Eeprom - These Eyes / Strictly Erotics (FND OO1)

Il est de ces artistes qui n'en finissent plus de monter et qui, nullement troublés par l'agitation et l'intérêt qu'ils suscitent, continuent a creuser le sillon qui les singularise sans se poser de questions. Danton Eeprom est de ceux là. Intègre dans une esthétique rétro-futuriste au classicisme envoutant, ce jeune artiste marseillais s'est distingué par un son opérant un crossover parfait entre une techno robotique, désincarnée, et une approche baroque-pop surprenante.
Alors qu'il est tout à a fait "off the hook" de parler de pop a tort et à travers ces jours ci, Danton oppose au fluo ambient des compositions simples mais assurément pas simplistes, au pouvoir dévastateur retenu avec brio.
Deja remarqué sur des labels qui comptent, notamment Tsuba ou encore InFiné (le jeune label d'Agoria) et par une poignée de remixes remarquables (si ce n'est déjà fait, jetez une oreille a celui de "Change channel", véritable dancefloor killer composé originellement par Lo-Fi-Fnk), c'est désormais dans sa propre structure que Danton compte développer sa musique.


Fondation, c'est le nom du label, devrait trouver un écho favorable chez les djs assez rapidement, tant la crédibilité de Danton s'affirme aujourd'hui dans les milieux initiés comme sur les dancefloors de France et d'Europe. Le premier morceau du maxi est le Polaroïd d'une identité forte et personnelle dans la musique de Danton Eeprom. Efficace mais pas percussif, intense et addictif, porté par une voix robotique et une basse aux rondeurs callipyges, "These eyes" tape droit au coeur et au corps.


"Strictly erotics", second morceau du maxi, enfonce le clou en matière de sensualité auditive.
Si vous me permettez de qualifier la musique comme on qualifie une femme, je n'hésiterais pas une seconde à dire qu'elle est moite, chaude, sombre et sexuelle. "Stricly erotics" dure 7 minutes, pas tout à fait le temps de l'amour bien fait, mais largement de quoi goûter a Danton Eeprom.
Et d'y prendre du plaisir.

Toutes les sorties de Fondation se feront en vinyle et seront disponibles sur les plateformes de téléchargement.

Vous pouvez d'ores et déjà entrer dans le monde de ce musicien hors-cadre en visitant son site et sa page myspace, dont voici les liens ci dessous.

DANTON ON MYSPACE

DANTON ONLINE

Ben et Béné – Da ! Heard It Records (myspace)


Chaque année au festival Electrocirkus, je prends au moins une fois une tarte dont je me souviens pendant des mois, voire des années. L’an dernier ce fut l’excellent Tepr, l’année d’avant on peut parler de Kap Bambino, et cette année c’était au tour de Ben & Béné de me foutre la rouste. J’entends bien une rouste : le live transcendant auquel je ne m’attends absolument pas, et qui génère en moi une vague de plaisir qui submerge entièrement chaque parcelle de mon corps en émoi. Et là c’est vraiment venu de nulle part.

Le temps pour moi de me remettre et de rassembler quelques infos, avant de te faire découvrir ce qui a été pour moi la grosse révélation 2007.

Ben et Béné, couple virtuel en rupture, qui règle ses comptes sur scène à grand coup de game boy et de vocodeurs lo-fi. Le tableau est dressé, le décor est planté. Deux énergumènes survoltés, des mélodies enfantines sur des basses keupon, des voix lo-fi, et surtout une énergie communicative. Ben et Béné c’est un peu tout ça mélangé. Le 8-bit a un coté jouissif pour moi, cela me rappelle tant les longues heures passées devant ma game boy, la sensation d’entendre la petite musique récompensant le passage au niveau supérieur. Le coté lo-fi en prime, je sais pas pour toi, mais moi ça me file des frissons.

Je ne saurais conseiller d’aller les voir en live, ils sillonnent actuellement l’Europe, jouent de partout pour que tu ne puisses pas les louper. La vie est belle. A coté de ça, ils ont une émission bimensuelle sur beradio.net biennommée "We are not toys", et ont sorti un dvd sur Da ! Heard it records ainsi qu’un ep vinyle sur Mabuseki production. Et en attendant, tu peux dores et déjà faire un tour sur leur myspace.



et comme je suis gentille et que j'ai ecrit un joli article, Da Heard It records m'a donné le lien rien que pour vous permettre de télécharger le dernier ep de Ben et Béné. Et oui, je sais, la vie est formidable.

Télécharger le disque gratuitement
Et Da! Heard It Records
Le Myspace de Ben et Béné








Palangueto – Curtite

Encore une bonne surprise glanée sur le web. Plangueto, deux Argentins, en escale dans notre cher pays, nous ont contactés, afin de nous faire écouter leur electro pop acidulée. Dans un pays où règne la musique andine et la pop rock aseptisée, il faut être sacrément ouvert pour sortir quelque chose d’un peu différent comme « Curtite ». Des sonorités électroniques sucrées, acidulées, des paroles super légères en font une production sympathique comme tout En tous cas, ça mérite une chronique sur electrochoc. Surtout que la prod est irréprochable. Ce n’est pas sans une certaine émotion et un certain patriotisme que je parle de Palangueto. Sans être le disque de la puissance absolue il reste très agréable à écouter.

Mention toute particulière à « Run » qui ouvre l’album sur un hymne electropop énergique, et « One big Love », avec ses claviers saturés. On passe sur les paroles un peu mièvres et vides. Bon pour résumer, Plangueto, d’excellents musiciens, mais paroliers qui ont des progrès à faire. Nobody’s perfect, ça rassure un peu.

Je ne saurai vous conseiller d’aller sur leur myspace écouter un peu mieux le travail de ces Sud-américains. Peut être que vous aurez la chance de les voir passer près de chez vous ?

Leur myspace

Justice - † - (chronique - album) - Ed Banger Records / Because Music

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Je suis surexcitée comme une puce sur le dos d’un chien qui aurait bouffé des amphètes !! Ca y est j’ai la chance de pouvoir écouter l’album de Justice, et pouvoir le chroniquer avant toi. Depuis le temps qu’on l’attendait ! C’est chose faite, il tourne en boucle sur mon pc depuis ce matin. Et dire que tout le monde l’avait enterré avant même de l’avoir écouté, pensant que le filon de l’inspiration s’était déjà épuisé, croyant que le style s’essoufflerait avant d’avoir fait ses preuves. J’avoue quand même que j’avais du mal à y croire, à toutes ces médisances. L’album se veut éclectique, il y en a vraiment pour tous les goûts. On évite l’écueil des gros synthés saturés à toutes les sauces, on prend même la fraîche et sexy Uffie pour un titre sulfureux et doux, on met de la disco, des paillettes et même de la suie, et le tout donne un mélange, ma foi, assez exquis. Des synthés saturés qui raclent, heureusement qu’il y en a un peu, c’est quand même leur credo, mais on est ravis de savoir que Jusice sait faire autre chose. Et pour ceux qui soutiennent que l’art n’est plus la seule motivation du duo Justice, je tiens à signaler l’absence de « Never be Alone » sur le cd. Audacieux. Pour moi cet album est complet, et on goûte limite un nouveau Justice, même si je connaissais au moins 9 morceaux sur 12. Curieusement je ne m’attendais pas à ça, grosse surprise.

En revue, vite fait, le tracklisting rien que pour le plaisir: « Genesis », en guise d’ouverture en grande pompes de l’album, puis « Let There Be Light » hymne onirique saupoudrée de synthés saturés, « D.A.N.C.E », je t’en ai parlé, disco & funk dépoussiérée pour le plus grand bonheur des nostalgiques, « New Jack » un peu dans la même veine, les cuts en plus, puis « Phantom part 1 & 2 » on glisse lentement vers le dancefloor et les fameux synthés. Ensuite « Valentine » une balade électronique touchante. Dans «The Party » la voix d’Uffie est sublimée par les synthés vintage. « DVNO » un titre carrément club, qui va retourner plus d’un dancefloor. « Stress » certainement mon morceau préféré, inquiétant et sale. Suivi de « Waters of Nazareth » je me demande s’il est encore nécessaire de le décrire. « One Minute to Midnight » clôt l’album.

Vous l’avez compris cet album est tellement varié qu’il est difficile de ne citer que deux ou trois morceaux, on se sent obligé de tous les décrire tant une description est à usage unique. Le disque a quand même un petit goût de « Discovery » (pas pu m’en empêcher) avec ses sonorités un peu Daft Punk et ses morceaux enchaînés à la suite. Mais c’est une impression qui passe assez vite.

Je n’ai qu’un conseil à te donner, le 11 juin cours chez ton disquaire le plus proche te procurer l’album.

Pour la petite anecdote, le 21 mai devait sortir « Idealism » L’album de Digitalism (Kitsune) et finalement la sortie est repoussée au… 11 juin. Il va y avoir du sport. A vos marques, alors.

Pour Patienter, myspace

F.R.A.C.T.A.L (myspace)

Les oreilles d’electrochoc sont partout. Tels des chercheurs d’or, on tamise des kilos de pages myspace à la recherche de la moindre paillette . Et ce coup ci on tombe sur une pépite. F.R.A.C.T.A.L. Du morceau electro hard dancefloor à la douce balade electronique, notre ami (friend en langage myspace) sait tout faire. On ne se lasse pas de ces sonorités un tiers low-fi, un tiers barré, un tiers dancefloor. Pour s’attarder un peu : « Ha ha ha », une bombe au goût de sueur et sang, electro-crade et délicieux, lo-fi et dark, « Souvenir » quand électronique rime avec onirique, cette ballade me file des frissons à chaque fois que je l’écoute, « Roll Mops » morceau qui tape lourd, et « lfo Bitch », barré à souhaits, mental et fiévreux, à la puissance inouïe. Si tu me crois pas, hé ! va faire un tour sur son space ! Avis aux labels, F.R.A.C.T.A.L n’est pas encore signé…

Le Myspace de F.R.A.C.T.A.L

Dirty Clap – Welcome to DeadTown

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« Je fume, Je bois, Je Baise ». Premier titre et ligne directrice de Dirty Clap, cette maxime en dit déjà long sur l’ambiance générale du groupe. Je recadre, on parle bien de hip hop. Je dois dire que l’idée de rap véner que je me faisais avant d’écouter « Welcome to DeadTown », je l’ai vite oubliée. Sur des beats dépouillés, se pose un flow modéré, sans accroche, ça glisse mélodieusement, si toutefois on ne s’attarde pas trop sur les paroles. Et oui, Babe, explicit lyrics. Egaux à eux-mêmes, les Dirty Clap ont même inventé une ville, DeadTown, pour poser les bases d’une morale décalée et second degré. « Je fume, je bois, je baise » on y est, mais avec subtilité. Je veux dire, c’est bien amené, tout au long de l’album, et je poserais mon petit bémol sur le morceau « Petit Nicolas » qui selon moi n’a pas vraiment sa place ici. Même si c’est apparemment ce morceau qui a fait le succès du groupe sur Internet, je me demande comment on peut être crédible en intercalant un titre aussi engagé entre « je bois », et « je baise ».

Cette petite anomalie passée, on peut apprécier le coté divin et dirrrty d’une ligne de conduite à laquelle on rêve tous en secret. « Je te fais jouir, tu me fais jouir, sans te faire de mal, et sans faire de mal à personne » On rêverait de faire une escale à DeadTown, rien que pour se vautrer dans le stupre, la sueur et l’alcool, sans pour autant se voir jugé par des yeux peu délicats. DeadTown, délire qui n’est pas sans rappeler Gorillaz, une ville imaginaire où chaque membre du groupe a un rôle défini dans la hiérarchie de la cité.

Coté son, on est bien loin de l’electro hip hop, les beats sont déshabillés pour se montrer dans leur plus simple appareil, façon rap US, mais avec des lyrics intéressants. Formation plutôt récente, Dirty Clap promet, née en 2006, on peut déjà comprendre que si l’expérience leur manque, il n’en va pas de même pour la motivation.

L’album est actuellement distribué sur Pau, Toulouse, Bordeaux, Tarbes, Bayonne. Mais si tu n’habites pas le (sale) sud ouest, tu pourras trouver le cd sur Internet au prix de 10 euros.

Le site internet de Dirty Clap
Le myspace de Dirty Clap

Justice – D.A.N.C.E (maxi)




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Il faut un sacré culot pour intituler son nouveau single – ou bien plutôt son nouveau tube – « D.A.N.C.E », et en lettres majuscules SVP. Mais quand on s’appelle Justice, qu’en à peine trois ans, on a révolutionné les dancefloors avec « Never Be Alone », ou « Waters Of Nazareth » et qu’on a remixé avec la même insolence Franz Ferdinand ou Britney Spears, on peut aisément tout se permettre. Et oser toutes les audaces les doigts dans le nez. Comme celle de fusionner en moins de cinq minutes, trente ans d’histoire de la dance music : du disco 70 qui accompagna la libération sexuelle aux gimmicks black funk des Chic, de la house élégiaque des 80 à l’électro extasiée qui illumina les raves des années 90, de la french touch portée à son sommet par les Daft Punk jusqu’aux riffs de guitares qui enflamment la jeunesse d’aujourd’hui…

Justice. Un nom qui traîne sur toutes les lèvres, aussi bien sur celles des puristes de la musique électronique que sur celle des néophytes. Mais personne ne sait qui est Justice, et il embrouillent encore plus leur monde avec le single « D.A.N.C.E ». Justice ce sont des gros synthés râpeux qui raclent le dance floor à en faire couler des gouttes de sueur aux boules à facettes. Oui. Mais voilà, « D.A.N.C.E » frappe là où on ne l’attendait pas, et plus justement, il ne frappe pas comme on l’attendait. « D.A.N.C.E » se veut résolument disco. D.I.S.C.O j’ai dit, et même parsemé de gimmick funk, façon chorale d’enfants à la Jackson Five. Disco fiévreuse qui n’a tout de même pas été privée d’arpeggiators, que Justice manient à la perfection, tout comme leurs grands frères les Daft. Oui je sais, la comparaison est facile, et oui je sais je fais comme tout le monde, mais l’influence est tellement présente que je ne peux m’empêcher de les citer. Ce morceau change de ce que l’on connaissait de justice, mais après tout, Justice veulent faire la musique qu’ils aiment, et évoluer de ce coté là en s’essayant à d’autres genres, mais toujours destiné au dance floor (ouf).

Sur le maxi, nous avons donc « D.A.N.C.E », un morceau purement disco, « B.E.A.T », où on reprend les mêmes éléments pour en faire quelque chose de plus electro, dans l’air du temps. « Phantom » qui renoue avec les gros synthés qui grAAAAââttent, comme on les aime à electrochoc, et une « extended version » du « D.A.N.C.E ».

Sur Ed Banger records, sous l’aile d’un certain Pedro Winter, alias Busy P., le manager de nos chers Daft Punk et la comparaison avec Justice en est encore moins innocente. Toujours main dans la main avec Because Music. Ah, et le très attendu album de Justice, c’est pour juin. Oui je sais, la vie est formidable.

Le Myspace de Justice
Ed Banger records

David Courtin – Célibataire (maxi)

level75
David Courtin exhume une electro pop des sixties, tout en posant sa voix agréable et ses lyrics décalés. Des paroles légères qui me pousseraient presque à donner le disque à ma petite sœur pour ses soirées entre copines. Oui mais voilà, il faut dire que c’est foutrement bien produit, sous ses airs légers, David Courtin transpire le professionnalisme. On dirait juste qu’il est resté bloqué sur les années soixante, comme si il avait utilisé les instruments d’aujourd’hui. Il n'en est d'ailleurs pas à son premier essai, David a fait ses armes avec un groupe, les Matchboxx, avec qui il revisitait déjà l'univers electro vintage. Notre "Célibataire" a également participé à l'album "la Pittoresque histoire de Pitt Ocha" des Ogres de Barback. Ah oui là on comprend mieux d'où vient le professionalisme. Sans parler de quelques compositions ça et la, comme sur le troisième album de Néry "Belgistan"

Les sixties, on y est quand on voit la pochette, David au volant d’une décapotable siège en cuir rouge, chemise noire parsemée (timidement) de paillettes, entrouverte, comme les vrais. Nul doute que le maxi aurait fait un carton quelques années en arrière. Rappelons les ingrédients pour mieux situer : des claviers lo-fi, des mélodies un rien bontempistes, un vocodeur, et la voix enjôleuse de David. Donc le maxi, c’est 4 titres, « Célibataire » et « C’est commercial » deux titres un peu dance floor, truffés de sonorités electro, parfait pour une boom (une electro boom ;) ) et « Naussac » une balade aux paroles très obscures pour moi, et une dernière balade, façon slow pour emballer, « Dis moi pourquoi ». En définitive, une curiosité à découvrir.

Le Myspace de David Courtin

Faces – The Rampage EP (Level 75)


level75
Faces, ou l’excellent compromis entre une electro sexy et la hardtek de nos free party. Cet ancien membre du Collectif sound system les Troubles Fêtes nous livre un EP puissant aux synthés qui grattent, des cuts un rien empruntés à Ed Bangers, comme un Surkin qui aurait 10 ans de free party dans les pattes. Encore que, c’est Level 75 eux-mêmes qui citent Surkin Digitalism et Sebastian, j’aurais plutôt dit que Faces a son son bien à lui, particulier et bien trempé. Même si on sent un peu le passé de free parteux ouvertement renié (Level 75 parle même de repentir), il y a toujours cette patte que je ne saurais définir, des sonorités sur lesquelles on ne peut se tromper, des nappes un rien inquiétantes, des kicks puissants et des rythmiques un brin hors normes. Bref The Rampage, bombe électrotek à consonance sylvestre, parsemée de samples vocaux slicés et quelque peu suggestifs, nappes vintage, dark et kicks percutants. La face B Girlz d’aussi bonne facture, sur la même lancée, qui reprend les ingrédients de la face A. A consommer d’urgence, soit sur les dance floor de ta boîte de nuit préférée, ou les pieds dans la boue, un bon gros mur de 20 kw devant toi.
Level 75, label fondé par Popof, ancien membre d’Hérétik System, deale de l’electro qui a les deux sabots enfoncés dans le mouvement free. Que les sabots, hein, parce qu’on est bien loin des vestes kakis et des casquettes à piercing. Dark electro bien trempée d’actualité, les productions du label Level 75 étonnent presque à chaque fois. Héretik System, gageons que tu en as déjà entendu parler, c’est ce sound system qui a tout fait péter pour ses adieux, il y a un peu plus d’un mois, à Paris. Adieu, oui mais pour renaître sous un nouveau visage. On en redemande à chaque fois.

Pour écouter Faces, sur Level 75
Le myspace de Faces

Twisted Charm – Boring Lifestyles (maxi)



Si tu es fan des Klaxons, tu les connais sûrement déjà, puisqu’ils en ont fait les premières parties de concert. Nathan Doom, le roi du slim turquoise et ses acolytes sont à l’origine d’une pop anglaise sentant fort le lager et les cheveux longs (et sales). Pour parler peu, Twisted Charm c’est des riffs de guitare frénétiques, une voix fébrile et légèrement nasillarde (Nathan Doom donc), un sax, qui tantôt mélodique tantôt fou, s’échappe comme une frasque free-jazz. Ajoute à cela des lyrics étranges et parfois déroutants, et on a réuni tous les ingrédients d’une pop anglaise en dehors des sentiers battus. Le maxi est doté d’un remix, et c’est le morceau « Boring lifestyles » qui est remâché par les Anglais de South Central, pour en faire une bombe electrorock à décoiffer mamie, et ce n’est pas pko qui me contredira. S’il y avait un son electrchoc du moment, ça serait probablement celui là. « Boring lifestyles » est donc tout le contraire d’être ennuyeux (trop facile), à écouter d’urgence en attendant l’album qui va sortir courant 2007. Toujours chez Because Music.



Le Myspace de Twisted charm
Le site de Twisted Charm
Le Myspace de South Central
En Cadeau, le clip de "Boring Lifestyles"

Nortec Collective - Tijuana Sessions vol.3

Nortec Collective - Tijuana Sessions vol.3


Nortec CollectiveA peine rentrée d'Amérique du Sud, que l'on me met Tijuana Sessions vol.3 entre les mains. Je dois dire qu'on n'a pas fait mieux comme prolongement de vacances depuis que Nicolas a décidé de vendre de la cachaça. Nortec, un collectif d'Artistes mexicains, qui distillent une musique façon néo mariachi, mélange électronique de sonorités traditionnelles et de sampling, des morceaux de monologues, des basses et des trombones acoustiques, des tambours comme sous le soleil de Tijuana, le tout arrangé à la sauce sampler. A déguster comme un verre de margherita, dieu que ça sent l'été tout ça, avec une rondelle de citron, les pieds dans l'eau.
Norteno, ranchera, banda sinaloense, ces styles au noms barbares de toute manière ne te diront rien, et ce n'est d'ailleurs pas important, car cet album mixe le tout en formant une pâte épicée où rien ne se distingue, à part du plaisir.
Because Music, je t'en ai déjà causé, c'est cette maison qui veut noblement faire tomber les cloisons entre les différents styles musicaux.
Tijuana makes me happy…

Le myspace Nortec Collective
Le site Nortec
A télécharger en cadeau le clip de Tijuana Makes Me Happy.

Ed Banger Records présente sa seconde compilation : Ed Rec Vol. 2


"J’ai créé Ed Banger Records en 2003. Après 10 ans d’expérience derrière Daft Punk, il était temps de partager mon expérience avec les kids d’aujourd’hui. L’idée est de donner une chance à des artistes inconnus. La musique doit être moderne, pas seulement électronique mais disons contemporaine […] " Pedro Winter

À moins d'avoir passé l'année dernière chez votre tante mongole à apprendre diverses techniques de démontage de yourte,vous avez certainement entendu parler du très busy label Ed Banger Records et de ses brillantes signatures : Justice, Uffie, Medhi ...
ah oui mais s'arréter là serait oublier que ed banger c'est aussi : Mr Flash, Krazy Baldhead, Feadz, Sebastian, So Me ou encore Vicarious Bliss. Et vous avez de la chance s'il en reste un que vous ne connaissez pas car le label sort sa seconde compilation qui les regroupe tous sur un même disque, si, croyez en vos yeux.
Et pour faire l'intro d'un disque n'aimeriez vous pas avoir un medley de Mr Oizo lui même ? Je suis sur que si et comme je suis sympa aujourd'hui je vais vous offrir ici même la possibilité de l'écouter :

podcast

Au design de pochette, comme d'habitude le très reconnaissable et très talentueux So Me, retenez votre respiration et admirez :

nuits sonores 2k7 - la prog de nuit

Notre avis :
Pas la peine de s'étendre aujourd'hui en éloges ou en critiques, la compile est excellente et le INTRA de Mr Oizo annonce la sauce, 14 titres à passer dans toutes vos soirées. Un disque à acheter les yeux fermés.
Mes favoris ? Greel de Sebastian et Rainbown Man de Busy P ... ouais. Et vous ?

Hey ! Mais justement, ça me rapelle qu'à l'occasion de la sortie de la compil Ed Rec Vol.2, Ed Banger Records et Electrochoc vous permettent de gagner 5 disques en allant voir par ici.

Et pour être trop au courant de ce qui se passe sur le label, voici le podcast Ed Banger fraîchement lancé. (de très bons clips à venir.)

On dit merci electrochoc de nourrir si bien nos oreilles.

Pour plus d'infos sur le label et être définitivement à la pointe, des pdf à imprimer et à montrer à vos copains:
La bio Ed Bangers
La revue de Presse
La revue de presse de Justice
La revue de presse de Mehdi
La revue de presse de Sebastian
on a rien oublié ? le myspace Ed bangers avec une video sublime de Jonas & Francois. Et ça ira pour cette fois-ci !!!!!!!

la vidéo en question comme special last bonus of the day, en petit car notre configuration spatiale nous l'impose, vous trouverez bien comment la voir en plus grand, je le sais.

DJ Mehdi ft Chromeo - I Am Somebody (maxi)


DJ Mehdi ft Chromeo - I Am Somebody (maxi)

Tiré de l'album Lucky Boy, ce titre electro-groovy-pop aux accents funk sur lequel se pose la voix des excellents Chromeo sonne comme le printemps à ta porte : So fresh !!
Le producteur du 113 et de MC Solaar (et oui !) mélange claviers vintage et mélodies funk pour les remettre au goût du jour, grâce aux Montréalais de Chroméo. C'est bon et ça fonctionne en toute simplicité.
Le morceau est suivi de « Leave it Alone » tiré de l'album, et un inédit « Tales of Tomorrow », bien plus cheesy à mon gout. Kenny Dope Gonzales, pour resituer, le roi de la house garage et moitié de Masters at Work, nous gratifie d'un remix, garage vous l'aurez deviné donc, ainsi qu'un dub, et une autre version, l'instrumental du remix garage, qui n'a plus grand-chose à voir avec l'original. Ces trois derniers loin d'être inintéressants, ne te feront pas décoller de ton siège, ni dresser les cheveux sur la tête de mémé. A écouter avec un verre à la main donc.
Ce maxi est signé sur Ed Banger sous la licence exclusive de Because Music. Because Music qui accueille aussi bien Jarvis Coker (chanteur de Pulp ;)), Justice ou encore les Rita Mitsouko exerce une politique de « décloisonnement » de la musique en faisant cohabiter des artistes aux styles très différents, et c'est tant mieux, pour ma part j'attends ça depuis 1958.

Le myspace de Dj Mehdi
Le myspace de Chromeo
Le myspace de Kenny Dope
Ed Banger Records
Because Music

F... U! Fcom : sortie du nouveau ScanX : Magnet le 19.06.2006


"Ceux qui pensaient connaitre la musique de Scan X risquent d'être fortement surpris avec ce Magnet EP. Désormais les BPM ont ralentis, pour nous emmener ici vers un deux titres au groove insidieux et subversif.... En effet, bien qu'étant fortement ancré dans la tendance électro du moment, il s'en démarque en évitant les clichés...
Comme Laurent Garnier le dit lui-même :
" Il n'y a rien de près ou de loin qui ressemble à cà dans mon bac à disques en ce moment.""


Voilà ce que nous dit le mail officiel de Fcom que je relaie ici car je trouve moi aussi le morceau sympathique.

Ecouter Magnet
Ecouter Beside

Available on F... U! Fcom in vynil and on most of the digital downloading website

Para One - Epiphanie (institubes / naive - 2006)


para one - epiphaniePara One - Epiphanie
Institubes / Naïve
Date de sortie : 6/6/6

Il y a des albums qu'on attend comme certains ont attendu le messie il y a plus de 2006 ans de ça. Epiphanie en est un. Je ne sais pas quand tout ça a commencé. Sans doute bien avant d'avoir entendu Dans le Club de TTC. Mais c'est en tout cas ce jour là que Para One m'a mis une première vraie gifle électro. De celles dont on ne se relève que difficilement. Ensuite il y en a eu beaucoup d'autres, puis Samedi dernier ce fut un coup de poing lorsque pour la première fois je voyais ce jeune homme en live, seul. De là est née l'expression se faire paraonifier, je vous le conseille.
Une des chances que l'on a quand on fait de la radio c'est d'avoir les albums en avance sans avoir besoin d'être Parisien et d'aller lécher des culs dans des soirées. Depuis plusieurs jours déjà j'ai Epiphanie dans les mains, je l'ai d'abord tenu fébrilement, regardé, jaugé, vaguement écouté dans la voiture jusque'à maintenant où il tourne dans mon PC. Et moi je suis là entrain de taper cette chronique, un casque sur les oreilles. Vous, vous allez devoir attendre encore quelques jours avant de vous jeter sauvagement sur un disquaire pour l'acheter.
C'est connu je ne suis pas très fort pour les chroniques façon Trax, je ne suis pas un enfant de la presse ou de Coda ou de je ne sais qui. Mais je sais une chose contrairement à tous ces journalistes plein de mots compliqués pour décrire un album en se donnant un genre. Je sais que si une boule se forme dans ma gorge, si mes yeux s'embuent lors d'un concert ou de l'écoute d'un morceau, alors c'est que ce morceau est bon en tout cas pour moi, qu'il me fait quelque chose que je tenterai de vous expliquer.
L'album de Para One il me touche de bout en bout, car il me rappelle des souvenirs, il m'émeut parfois, il me fait sautiller ou rire ou me donne envie de chanter. Jamais il ne me laisse indifférent.
Il y a d'abord Piste Bleue, acid et funky avec ses synthés vintage et sa rythmique house,ses petits breaks et son explosion à 1.30 qui va vous lever de votre chaise.
Ensuite c'est Turtle Trouble. Vous êtes debout ? Alors dansez maintenant, sautez car sans ça vous allez exploser à cause de cette ritournelle acide qui va ronger vos sens.
Puis sur Midnight Swim approchez vous de cette fille (garçon) au fond de la boite et entamez une danse d'approche comme quand vous alliez en club écouter de la house, avant que les jeunes d'aujourd'hui ne s'attachent qu'à la techno minimale.
F.U.D.G.E. vous emmène encore plus loin dans le passé en vous attachant un pied dans le futur. Mais si, vous connaissez ce morceau et pourtant il est tellement novateur. Ne devenez pas fous, laissez glisser la voix.
Dundun-Dun est sorti depuis quelques temps déjà, c'est un hymne acid house, en live c'est une furie, est-ce la peine de revenir dessus ? de toute façon nous avons des années pour en parler. Serait-ce là le Crispy Bacon de 2006 ? Qui sait.
Musclor avec TTC bien sur, s'il ne faut en retenir qu'une chose ? On est les boss ici, lamborghini, la pizza chaude. Et cette nappe spatio-orientale, je la digère à genoux sur le dancefloor, entouré de bimbos en sueur. Tout le monde part à poil
Les soleils artificiels n'est pas nouveau non plus. Ghetto House 2006 parastyle baby. Tout le monde à sa place merci.
Une minute et trente seconde de nappes pour se reposer avec Def Tea Machine que l'on étendrait bien sur une heure, joué à Notre Dame par exemple non ?
Mais pas le temps, il faut prendre la claque Sages-Femmes, le morceau qui te tape sur le crane en faisans oooooooonnnooooooonnwwwwwooo oooooooon... roule roule roule encore.
Et le morceau qui fait itititititi titi titi titi ? il est là ? oui, il s'appelle Liège et nous fait voyager bien plus loin que ça. Para ? sors nous un clip s'il te plait, fais nous réver.
Et puis bien sur il y a Clubhoppn qui mériterait de s'appeller Club Hope tant on a l'espoir d'entendre du son comme ça partout un de ces jours, mais vous le connaissez puisque comme moi vous l'aviez acheté en vynil et le faites écouter à toute personne qui passe la porte de chez vous.
Nobody Cares est french touch, mais moins chiant, filtré mais moins chiant, électro et hip hop.
Bobble est comme Liège, il fait voyager, mais dans l'espace, enfin s'il y avait de l'eau là haut, d'ailleurs il y en a surement.
Et pour finir Ski Lessons Blues est sans doute un morceau pour les mecs comme lui (Para) et moi, pour les mecs qui ont vécu en Savoie, qui savent ce qu'est la grolle, ont mangé de la fondue et on été chercher le Beaufort à la coopé en descendant de station. Sauf qu'ici le blues va bien plus loin que les pentes enneigées, que déjà on est à mille lieux de la piste bleue, cette noire est dangereuse et où nous emmènera t'elle ? Le 6 juin vous allez avoir une révélation.

plus d'infos et teaser : http://www.paraone.fr/
Vous pouvez acheter l'album sur Arcade Mode
Ajout : Une petite interview de Para One de 10min sur le site de Naïve. En vidéo. Pur bonheur.