Bon, souvenez vous, jeunes, il y a six mois de cela, je posais mes affaires en terre phocéennes, et je râlais, déjà.
Roublard du quotidien, exaspérant pour certains, pétri d'ambition pour d'autres, je me fais souvent un peu chier quand les choses ne se passent pas comme je le voudrais.
Et devinez quoi, quand je m'emmerde, je suis encore plus tatillon et je deviens un véritable poison pour celles et ceux qui ne font pas ce qu'il faut pour que les choses changent.

Vous avez du bol, je suis de bonne humeur et les perspectives du week-end a venir me laissent à penser qu'enfin nous allons avoir le choix dans nos activités récréatives, massivement dancefloor.
Programme étoffé, Patron soulagé, ouais, si tu veux.

Alors, vendredi on se met en jambes en évitant la soirée breakbeat du Trolley, hein, et on garde quand même un peu d'énergie pour samedi. Parce que samedi, disons qu'il va falloir avoir des couilles pour tenir la cadence.
Un, l'Ipod battle, où Electrochoc va encore une fois foutre le bordel, façon kermesse de débiles au milieu des porte-manteaux fashionistas du Warm-up (si vous voulez assister à notre victoire, mailez moi vos noms et votre dossier médical les filles).
Ensuite, l'appel du cul. Ce truc qui fait que tes jambes dansent toutes seules et que tu perds toute pudeur pour remuer ton popotin comme une jeune chienne lubrique devant un bol de Canigou. Aix ou Marseille, pour moi la question ne se pose pas. J'ai bossé dans un lycée (confidences confidences), ca a suffit a me vacciner contre la jeunesse décérébrée pour au moins une vie. Si le message n'est pas suffisamment explicite, pas question pour moi de poser un seul pied au Studio 88, j'aurais trop honte de me dandiner de concert avec 999 mineurs gélifiés du cheveu, et ce même si par ailleurs la programmation défonce. Bobmo casse des jambes, Dj Funk des culs, et Das glow les oreilles.


De fait, si je ne vais pas au Studio, c'est que j'ai une bonne raison. Et cette bonne raison fait des lives en slip doré, en gueulant dans son micro qu'il veut faire des "sandwiches" (no homo) avec le public. Un état d'esprit sain et rédempteur que je recommande à mes fidèles lecteurs comme étant la voie d'un salut passant bien entendu par le sexe sans tabous avec tout ce qui porte jupon. Bref, je m'emballe, ou devrais-je dire "Detroit Grand Pubahs" m'emballe. Au rayon souvenir, je peux vous conter ce fameux live au Grand Zanzibar de Limoges en 2.000, qui a vu Paris the black Fu (le leader de DGP) racoler tout ce que la salle comptait de donzelles, se frottant a elles moulé dans un magnifique string en lamé.
Entre paroles décadentes et poses suggestives, DGP est ce "remède à la morosité" dont nous avons entendu parler tout au long des débats pré-électoraux. La voilà la botte secrète pour que la France retrouve du baume au coeur : Du cul, du cul, du cul.


Considérant que DGP sera précédé par Boozig (Montpellierain, c'est ce mec dont la rumeur dit qu'il signerait chez Ed rec instamment, et dont je ne pense rien sinon qu'il fait des prods "justice-like" honorables) et Facteur, le mec qui livre les tubes plus vite que Chronopost, cette soirée s'annonce FAT, un peu comme toi si tu continues à bouffer des beef burgers (j'en place une pour mes homies de Bottox, encore un flyer qui défonce les mecs, et je sais que les vidéos seront à la hauteur au Hush Hush samedi!).
Electrochoc représente pas les mecs de téci, mais on apprécie les effort quand ils sont faits, et rien que pour ca, chapeau bas a l'équipe de ce nouveau club à la cool, qui risque d'occuper pas mal de nos soirées dorénavant, j'ai nommé le Hush Hush. Hormis ce nom pas facile à glisser dans une conversation sans laisser penser qu'on zozote, cet endroit est juste beau et fonctionnel.
Chanmé, quoi, alors...on se voit là bas.