Electron Festival 4 - GENEVE - 5 au 8 Avril 2007
par pko,
samedi 14 avril 2007 à 17:23
catégorie : souvenirs de soirées ::
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Une partie motivée du crew electrochoc s'est rendue en Suisse du 5 au 8 Avril. L'autre autre pays du fromage présentait à Genève le festival Electron 4. Tout ceci se déroulait autour de l'Usine avec pas moins de 7 salles pour nous offrir ce qui se fait de meilleur tous styles confondus.
L'arabesque et le KBAR à l'Artamis, sorte de friche artistique post apocalyptique. L'Usine elle même avec ses deux étages appelés ZOO et KAB. Le magnifique Bâtiment des Forces Motrices (BFM) et enfin le Moulin à Danses (Mà D). Voilà ce qui allait être notre terrain de jeu pour 3 soirées.
Pour l'occasion de nombreux artistes Suisses avaient invité des stars de la scène internationale à créer avec eux des lives uniques dans le cadre du Projet Eprouvette.
Il était évidemment impossible de tout voir et il sera difficile de tout raconter, mais voici à peu près ce que nous retiendrons de ce festival.
Jeudi 05.
On commence par visiter la salle trance, sans faire expres. C'est joli, c'est fluo, mais c'est psytrance-goa.
Après l'apéro devant Kid Rolex au KAB et un live de The John Venture que je trouve fort sympathique, ce sont les Québécois de Omnikrom qui nous réveillent et sonnent le vrai début des hostilités. Leur énergie est énorme, le public suisse était conquis d'avance et nous ne sommes pas déçus, ça balance vraiment même si la "barrière de la langue" devient rapidement fatigante.
Ensuite après un passage plus que bref au ZOO pour voir Plastique de rêve nous nous installons solidement face à la scène où va jouer le Klub des Loosers. On pensait connaître le live par coeur mais il est toujours surprenant de voir arriver un Fuzzati Noir. Le Jouage accompagnera tout le concert (excellent) et on aura même le plaisir de voir débarquer un James Delleck survolté pour un titre qui se finira en pogo/slam/furie.
Sascha Funke ne parvient pas à nous captiver (saloperie de minimale) et c'est de El-P que vient la grosse surprise. Ok je manque de culture et je n'avais pas fait le raprochement avec Company Flow. Ok j'ai pris ma tarte, légende du hip-hop. A nos côtés les yeux de Le Jouage et de James Delleck brillent. Ceci étant fait on monte voir Ellen Allien histoire de rigoler et ce n'est pourtant pas ce qui se produit, l'Allemande joue de la très bonne musique, exit l'ambiant à 3h du matin et nous réconcilie un peu avec elle.
Mais pas le temps de s'arréter là , le live que j'attendais le plus ce soir là va commencer. Les suisses de Reverse Engineering désormais signés sur Jarring Effects avaient invité celui que l'on avait déjà pu voir à leurs côtés à Elektro Circus il y a quelques années : Blum Rum 13. Mais pour définitivment enfoncer le clou ils lui avaient adjoint M. Sayyid d'anti-pop consortium. Vous n'étiez pas là , désolé. Sayyid est un tueur sur scène et Blu Rum est toujours mon chouchou qui met tout le monde d'accord. Best Choice for 2007. Les deux MC sont parfaits sur l'abstract hors du commun des types de Reverse. Après ça la petite déception de la soirée, Mr Oizo vs Kavinsky. Ok c'est carrément bandant de voir Oizo en vrai et on a envie d'aller le prendre dans ses bras, mais c'est un DJ Set d'une part, le son a l'air de déconner à ce moment là d'autre part et puis bon ... ça n'est pas aussi terrible que ce que j'attendais. Pour terminer nous prenons le chemin inverse du reste du public et nous allons voir Switch au lieu de Vitalic (une heure de queue à l'entrée de la salle de toute façon). La sélection du DJ est à la hauteur de ses prods, enchaînement de grosses bombes pour faire plier les genoux, efficace même si la technique ne suit pas forcément, nous pouvons aller nous coucher heureux et prêts à affronter le lendemain.
Vendredi 06.
Déjà là ça commence mal, on déconne tous sur les appareils photos, donc comme vous le verrez dans la galerie, il n'y a aucune preuve ou souvenir en images de cette soirée, il va falloir me croire.
Le BFM annonce de la minimale mais on décide quand même d'aller le visiter vu que ça n'a pas été fait la veille. Grand bien nous fasse, le mix & live carrément techno de Dachshund & Daria nous ravit et dégourdit tout le corps. La salle est sublime, la musique énergique, les bras sont recouverts de fluo qui brille et pour ne rien gâcher la DJette est charmante. Parfait. Derrière ça le live unique de Zombie Nation and Mr Flazh and Cosmokolor est bien sympa, le zombie mène la danse et retrouve son sens du dancefloor. Avant John Lord Fonda il faut éviter Mad Professor parce que non on aime pas le Dub non plus. Ca commence à faire pas mal vous avez noté ? Trance, Minimale, Dub ... on est des vénèrs je crois.
Quand le Lord commence je suis surpris, je ne me rappellais pas d'un live d'une telle puissance, c'est vraiment bon et je demande qu'à le revoir, encore et encore. Petit passage drum avec Loccomotion vs Klute puis bien obligés par nos amis teuffers on va faire un tour dans la salle où joue 69db, c'est efficace et bondé mais on n'est pas venus en Suisse pour la jouer Free Party. Zap. A l'arabesque Mr Connard joue une musique de connard, on lui dit et on s'en va. La fin du live de Rother est complètement poireau comme on pouvait s'y attendre (ndlr : poireau, nm : minimale chiante qui donne envie de se pendre).
Pour bien montrer qui est le patron, au KAB, Zinc prend les platines et explique brutalement la Drum à tout le monde. Sans rire, c'est scotchant. En alternance, à l'étage de l'Usine, le live de Terence Fixmer et de Mimetic et surprenant, machines + batterie, plutôt Dark et efficace. Re petit tour pour voir Crystal Distortion survolté démonter la salle Hardtech. Et arrive le dernier artiste. Boys Noize. Ok je l'avais déjà vu, ok je connais la qualité de ses prods, ok j'avais le cerveau un peu fatigué. Mais peu importe. J'ai fini à genoux avec deux larmes aux deux yeux. Une démonstration de force, des tracks et des remixs venus d'un autre monde enchaînés avec une dextérité incroyable. Ma préférence sur ce festival. Quel age ? 24 ans ?
Ah ouais.
Samedi 07
C'est très dur de rejoindre Genève une troisième fois. Les bords du lac d'Annecy nous ont bien achevés, mais pour supporter la copine Flore nous sommes prêts à tout. On arrive juste à l'heure d'ailleurs, apéro rapide et la superstar breakbeat djette qu'on préfère attaque. La salle est vide, c'est triste mais ça ne dure pas plus d'un ou deux morceau, les vrais savent retrouver leur chemin et ça se remplit super vite. Comme d'hab Flore soigne son public, drum, break, electro, tech, tout y passe et avec son sourire et sa joie d'être derrière les platines que demander de plus ?
On est clairement achevés et en plus on porte un pass bakstage ce jour là , on va donc sélectionner très attentivement les artistes à qui donner notre énergie et passer pas mal de temps assis sur scène à prendre des photos ou carrément dans les canaps derrière à boire des coups.
Alors que les gens attendent Para One c'est Simone elle est bonne qui débarque au Zoo toute fluo avec son guitariste. Malgré sa jeune carrière elle n'est pas du tout impressionnée et son live est plus que bon, entrecoupé de provocations diverses et de moqueries, tout le monde y a droit, même les gens de Ed Banger qui vont jouer après et qui ne le prennent pas forcément bien apprendra-on plus tard.
Para One amorce et son live est toujours aussi bon mais on doit avouer qu'on l'a un peu trop vu. Il est donc l'heure d'aller se faire gifler par les machines de guerres que sont les Scratch Perverts .. Ah oui les gars qui mataient les sneakers sur le net en backstage tout à l'heure ils scratchent comme ça ? J'ai perdu deux dents et j'en ai oublié d'aller voir Otto Von Schirach. On photographie et suit avec attention Surkin (ah mais vous êtes partout en fait ) qui s'est acheté un macbook noir, et on finit tant bien que mal avec Feadz puis Busy P puis Feadz + Busy P. Il est plus de 7h du matin et déjà nous sommes certains que nous ne viendrons pas le Dimanche pour la soirée de clôture.
Bilan : un très bon festival qui nous a ravi par son éclectisme. Un accueil suisse parfait. Des lieux vraiment intéressants en bord de Rhône. On reviendra pour sûr, surtout si le nombre d'artistes programmés continue à augmenter de façon si exponentielle.
Merci à tous les orgas pour leurs sourires et à Hedi qui sait vraiment recevoir les gens du sud de la France.
Et comme vous le savez, on plaisante pas chez electrochoc. 181 photos triées dans les 550 du week end. Ouais. Heureusement qu'on a foiré le plan photo sur une soirée.
Tout ça dans une galerie dédiée, clique vite.




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