Samedi soir se déroulait a Marseille une soirée-test sous les moulures moites de l'Intermédiaire. Essai transformé, et promesse de renouveau dans le sauvage quartier de La Plaine.
Avec le grand méchant Freeze Da Booty Hunter en maître d'oeuvre, cette beta version des soirées Ghettotronic (dont vous apprendrez ce qu'elles vous réservent dans quelques jours) accueillait le délicieux Marvy da Pimp du label BassBallClub et le fougueux Modish Roboter, issu de la prometteuse ecurie nantaise MartialFunk.
Comme dans toutes les bonnes soirées, l'endroit s'est très vite transformé en étuve, ce qui n'a absolument pas freiné les ardeurs de filles littérallement surexcitées par les paroles licencieuses des booty anthems entendus ce soir là.
C'est que Marvy da Pimp, qui a ouvert le bal, ne s'est pas embarassé de principes pour foutre le bordel d'entrée de jeu. Un peu de Grime, de la Baile funk, du Booty, de la dirty House, mélangez et vous obtenez un set propre à dynamiter un dancefloor et mettre impeccablement sur orbite Freeze DBH qui a su comme à son habitude pousser les donzelles un peu plus loin dans leur impudeur.
Avec quelques killer-tracks straight from USA, le parangon sudiste du Booty bass n'a pas failli à sa réputation avec un set a forte teneur en phéromones mâles, avant de laisser place au seul live de la soirée : Modish Roboter.
Très zen au quotidien, Modish est ce genre de mec qui devient un tueur quand il prend les manettes. A l'aise, passant a la moulinette ses propres productions, les mixant aux bases de la ghettohouse et aux plus improbables raretés ghettotech, Modish a bastonné pour leur plaisir les danseurs qui se pressaient (comment faire autrement) au pied de la microscopique scène de l'Intermédiaire.
Un beau bordel populaire, simple et plus proche des valeurs historiques des blocks parties que des défilés de modeux blasés vus par ailleurs. Un melting-pot qui inscrit un peu plus les soirées alternatives dans le quotidien marseillais, laissant la porte grande ouverte à de nouveaux rendez-vous, mais ça c'est une autre histoire.