Un peu en retard mais on m'accordera le bénéfice du rétablissement physique à l'issue du week end
straight bien que punk que l'équipe electrochoc, élargie, vient de passer. Nous étions donc vendredi 7 et samedi 8 au festival
let it bleep organisé par
infratunes au trabendo à Paris. Quelques coups de fil passés la veille à une équipe d'organisateurs sympathiques nous permettant d'être accrédités comme des vraies putains de stars des médias, nous ne pouvions manquer ce rendez vous gratuit et alléchant.
Pour éviter les résumés chiants qui n'intéresseront personne, je vais tenter de la faire concise - j'ai aimé - j'ai pas aimé -.
La salle du Trabendo est peu peuplée lorsque nous arrivons vendredi pour la fin du live d'
Ecoplan, un peu en retard donc mais quelques minutes permettront d'apprécier la qualité de la musique de Luc Hespel que je ne peux qu'éspérer revoir bientôt. Immédiatement ou presque c'est au tour de
Fennesz de se placer derrière ses machines, et de prendre sa guitare, comme prévu je n'ai pas du tout aimé son live, identique à celui que j'avais déjà vu aux
territoires electroniques de la fondation vasarely d'aix en provence. Nappes lourdes, guitares saturées, branlette electro à mon gout à la limite du désagréable à esgourder. Non merci. Vient ensuite
Ra dont la visite du
site laissait présager le meilleur et qui ne décevra pas la salle qui se remplit peu à peu, electro noisy, beats hip hops frappés à la main, basses lourdes, samples déconstruits réhaussés parfois de guitares punks et de samples de scratch, Raoul Sinier joue en live d'une guitare qu'il a du construire lui même tant elle a un look venu d'ailleurs (voir dans la
galerie), à voir et revoir. Les balances nous dit-on ayant été réglées par dDamage, le son sera saturé pour tout le monde, qu'à celà ne tienne.
dDamage justement prend la scène en suivant et nous livre un live assez loin de celui que nous avions pu apprécier au
festival elektro circus de carpentras. Le ton est donné par un beuglement au micro
"salut bande d'enfoirés", désormais, un des deux de dDamage "chante" presque en continu, le son du duo déclenche les pogos dans son style eurocrunk-punk, cette fois la salle est remplie et prète à réagir. Ca construit, déonstruit lance du binaire, de l'acid, du décalé et du break dans un grand brouhaha sursaturé. Ca finit le matos par terre, à se taper dessus sur scène pour le plaisir d'un public assez jeune. Un des meilleurs lives du week-end, comme prévu.
Mu-ziq qui joue après attaque un live break minimaliste, déstructuré puis electro planant, mais va vite nous emmener dans une furie hardcore noisy que sa tête de gentil informaticien ne laissait en rien présager. le tout finissant limite 8bit nintendocore. Mike Paradinas sait jouer de tout. Suivra
Apparat qui salle éteinte va nous emmener dans un live minimaliste bien agréable, un peu mou à cette heure-ci et après le débordement d'énergie qui l'a précédé mais toutefois agréable pour redescendre de produits que nous n'avions pas consommé.
Samedi nous sommes en retard encore, le temps d'apprécier un apéro dans un appartement parisien puis de nous faire remarquer par la moitié de la ville lors du trajet vers la Vilette
"alors ça ressemble à ça le public de Lavilliers ?"
. Le Trabendo, qui souffre moins ce soir là de soirées concurrentes est déjà bien rempli,
[snyzch] finit son live, dommage d'avoir raté ça. Après quelques discussions avec les organisateurs, nous comprenons que le pass que l'on a gratté ce soir et déjà la veille permet un accès backstage, nous pourrons donc aller boire avec les artistes de la bière gratuite tout en essayant des interviews alcolisées.
Luke Vibert est sacrément un bon gars et je tenterai de passer l'entretien que nous avons eu avec, en video. Désolé Luke si on a été un peu lourds, non je ne connais pas le grand chauve qui nous accompagnait.
Dehors, le live de
Gangpol Und Mit commence, et après avoir visité
leur site et téléchargé là bas quelques MP3, j'avoue que je les attendais de pied ferme. Pas déçu une seconde, leur live est ce que j'ai vu de plus original cette année, sans hésiter, entre nintendo music, rythmes pour enfants et electro ça met une pèche d'enfer. Guitares synthés en live, rythmes à la main, grosse niaque. Et pour la première fois du festival, le live vidéo était accordé à la musique, et bordel ces garçons déchirent aussi en graphisme. REVELATION.
S'ensuit le live electro / abstract hip hop des deux de
Langage Computer composé pour moitié de Detect, du Klub des Loosers et Gravité Zéro. Bon live. La fatigue se fait sentir dans les rangs pour ceux qui voient encore clair. Luke Vibert qui nous a avoué en interview qu'il ne connaissait pas son live à l'avance
"oh non aucune idée, je lance un premier morceau et le reste suit" nous réveille le cerveau avec du bon Acid, parfaitement executé, à l'ancienne. La nuit est très avancée, il est déjà clair que nous ne verrons pas
Jackson 'damn', partie remise forcément, un jour plus en forme.
Leila est annulée, nous reste à rentrer, d'autant que certains chauves que je ne citerai pas sont déjà mals vus dans la salle, un peu trop punk cette idée de vouloir sortir 15 kro du frigo backstage et un peu trop lourd cette façon de boire dans le verre de tout le monde et de traquer les artistes avec des projets persos. Elle a bon dos l'amnésie. Retournage de la Vilette en sens inverse, grimpage de structures art contemporain et rentrage. Le Week end se poursuivra avec de la bouffe tibétaine (Pishi, Sheshabaleb, Basta margou), envoie tout et se terminera par un 3 étoiles au michelin (
l'arpège, conseillé) à me baffrer comme un chancre (Velouté de panais et crème soufflée au lard .. ouais encore). This is electrochoc.